La rencontre du 4 novembre à la préfecture de région Ile-de-France s’était conclue sur des échanges très vifs entre Daniel Canépa, le préfet de la région d’Ile-de-France, et les élus de gauche.
En conclusion, Jean-Paul Huchon, François Lamy, Michel Berson et Robert Cadalbert ne participeront donc pas au 2e conseil d’administration de l’Etablissement public de Paris-Saclay, qui doit se tenir mardi 9 novembre à 17h.
Ils entendent ainsi protester solennellement contre le manque total d’attention accordée à leurs souhaits de voir remis à plat le parti pris d’aménagement de ce pôle d’excellence scientifique et technologique, aujourd’hui érigé au rang de « chantier présidentiel » par Nicolas Sarkozy.
Pire qu’un constat de profond désaccord, les élus de gauche expriment ainsi à leur manière un véritable clash politique sur le dossier « plateau de Saclay » !
Le projet que doit mener le nouvel établissement public Paris-Saclay, sous la direction de son PDG Pierre Veltz, revient à bâtir les fondations d’une Silicon Valley à la française, en y transplantant de prestigieuses grandes écoles et d’importants centres de recherche.
Un si gigantesque et ambitieux projet nécessite une concertation très large et des efforts communs, planifiés et durables. Et il n’est pas certain notamment que la brutale tentative de rapt de grandes écoles parisiennes permette d’avancer avec les meilleures chances, de façon constructive et pérenne sur la création et le développement de ce cluster de Paris-Saclay…
André Balbo
sources : Les Échos, L’Express

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