"Environ 5.500 personnes selon la police, 20.000 selon les syndicats" annonce le journal Sud-Ouest. Les enseignants ont défilé ce jeudi 20 novembre 2008 dans les rues du centre-ville de Bordeaux, accompagnés de centaines de lycéens, d’étudiants, de personnels ATOS et même de quelques représentants de parents d’élèves. Le nombre de grévistes atteignait 50 à 69% selon les les écoles, collèges ou lycées.
Selon le co-secrétaire départemental du SNUIPP-FSU, "c’est une mobilisation historique" qui reflète "la colère profonde des enseignants et des usagers de l’école". Les inquiétudes sont réelles dans un "contexte général de suppression de postes" et de "démantèlement de l’école".
Les enseignants dénoncent le manque de moyens pour l’éducation et les suppressions de postes d’enseignants. Selon eux, 13.500 suppressions sont prévues en 2009 dans l’Education nationale.
La quasi-totalité des syndicats enseignants du primaire (public et privé) et du secondaire (de la CGT au Snalc), ainsi que le Snesup (premier dans l’enseignement supérieur) appellaient à ce mouvement.
Selon l’Unsa-Education, "le ministre continue de s’enfermer dans ses certitudes. Il maintient sa volonté d’amplifier les suppressions de postes". "Il continue à ne pas regarder et entendre ce qu’expriment les personnels et les organisations qui les représentent, qui veulent ’changer’ le système éducatif en le renforçant et non en l’affaiblissant comme l’entreprend le ministre"."Le ’changement’ qu’il prétend incarner tourne autour de quelques termes : régression des moyens, recul des ambitions, déficit majeur de négociations", a ajouté l’Unsa-Education.
A l’heure où des milliards d’euros ont été mobilisés pour soutenir les banques, les enseignants déplorent le manque de moyens pour l’éducation et les suppressions de postes d’enseignants (8.500 en 2007, 11.200 en 2008, 13.500 en 2009), notamment ceux des maîtres spécialisés pour les enfants en difficulté (Rased).
A cela s’ajoutent, à leurs yeux, le manque de dialogue social du ministre et son "mépris". "Les collègues sont excédés de la façon dont le ministre les traite, de la mise en cause de leur professionnalisme, des pressions administratives quotidiennes", dit le syndicat SE-Unsa.
Le 20 novembre 2008. Evous. Source Sud-Ouest.
Bordeaux a appliqué pour la première fois le SMA (service minimum d’accueil) : toutes les écoles accueillaient les enfants toute la journée de 8h30 à 16h30, en faisant appel à des animateurs exterieurs des maisons de quartiers.

envoyer par mail
Imprimer la page