Ces états généraux étaient organisés par la Ville et rassemblaient les 12 et 13 novembre des élus de Paris, de la région, des représentants de la préfecture, des professionnels, des syndicats et des associations de riverains.
L’adjoint au maire Mao Péninou, qui était en charge de ces rencontres a trouvé que : « Ces états généraux ont été un succès car ils ont permis de rapprocher les points de vue et de faire prendre conscience à chacun qu’il est tout à la fois fêtard et dormeur et qu’il faut se réconcilier avec soi-même pour se réconcilier avec les autres ».
Les mesures prises visent à améliorer la cohabitation entre noctambules et riverains, et un comité de suivi surveillera la bonne tenue de l’ensemble en se réunissant deux fois par an.
Des équipes de médiateurs effectueront des tournées dans les quartiers festifs, incitants les gens trop bruyants à être plus discrets. On a parlé de mimes et de clowns.
Réduction de 50% dans certains parkings (Saemes) entre 22h et 5h du matin.
Élaboration d’une charte de lutte contre les discriminations.
Campagne visant les fêtards afin de leur faire respecter le voisinage direct des cafés, restaurants, discothèques.
Infos sur la vie nocturne sur le site Parisnightlife.fr. et bientôt sur smartphones.
Intensification du réseau Noctilien : bus à plus grande capacité, fréquence et lignes supplémentaires vers des banlieues mal desservies.
Lieu mobile de « décompression » pour fêtards en conduite à risque, sous l’effet de l’alcool, ou de drogues.
Certains espaces seront ouverts la nuit (comme la Gaîté Lyrique et le square voisin à titre expérimental. Nouveauté prévue également au café Cent quatre, et au pied de la BNF au Petit Bain.
Le collectif « Quand la nuit meurt en silence » avait rassemblé 16 000 signatures à ce jour pour que Paris vive davantage la nuit.
Un réseau de riverains « Vivre Paris », satisfait du renforcement de la médiation, reste dubitatif quant aux chances d’une cohabitation harmonieuse.
Enfin la mairie de Paris considère que, « tout en étant soucieux de la tranquillité des riverains », la fête, la musique et la nuit « ont toujours fait partie de l’identité de la capitale », et constituent même une priorité touristique.
André Balbo
sources : Ville de Paris, Le Parisien

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