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Les jeunes diplômés victimes de la crise.

Deux diplômés sur trois en 2009 n’avaient toujours pas d’emploi en avril 2010.

L’enquête de l’AFIJ (Association pour Faciliter l’Insertion professionnelle des Jeunes diplômés) réalisée auprès d’un échantillon de 1 175 diplômés en 2009, met en évidence la nette dégradation de leurs parcours d’insertion professionnelle.

- 96 %, des jeunes diplômés sans travail recherchent en priorité un emploi à temps partiel, avec une mobilité limitée. En revanche, la taille et le secteur de l’entreprise leur importent peu.

- 24 % déclarent n’avoir plus de projet professionnel

- 45 % vivent grâce au soutien financier de leurs proches.

- 18 % bénéficient d’allocations chômage

- 14 % sont bénéficiaires du RSA.

- 42 % des jeunes sans emploi en avril dernier ont occupé un poste à durée déterminée depuis l’obtention de leur diplôme. Dans 68 % des cas, il s’agissait d’un emploi d’attente qui ne correspondait que moyennement à leur projet professionnel.

Pour mener leur recherche d’ emploi, ils répondent à des annonces et envoient des candidatures spontanées. Ils consacrent 18 heures par semaine à leur recherche.

Pour les 36% en activité en avril 2010, les postes sont majoritairement stables (23 % de CDI, 34 % de CDD de six mois et plus), et à temps plein (80 %).

Le poste occupé n’a bien souvent aucun rapport avec le projet professionnel. 53 % d’entre eux occupent un emploi d’attente et ils sont 33 % à déclarer n’avoir aucune perspective d’évolution. 19 % sont sur des emplois à temps partiels, une situation subie dans 86 % des cas.

Dans ce contexte, les diplômés d’IUT, de STS tertiaires et des bac+3 qui réalisent un meilleur accès à l’emploi.

Beaucoup de jeunes diplômés se retrouvent sans emploi, et ils sont encore plus nombreux à occuper des postes très peu qualifiés par rapport à leur niveau de formation, et qui n’ont aussi souvent aucun rapport avec les études suivies. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais la crise a accentué cette tendance.

Pourquoi ?

« Les entreprises embauchent moins, et lorsqu’elles le font, elles privilégient des profils opérationnels et rentables immédiatement. Elles cherchent donc en priorité des candidats expérimentés qu’elles trouvent plus facilement sur le marché de l’emploi, de nombreuses entreprises ayant procédé à des licenciements. »

"il n’y a malheureusement pas de solution miracle. Aujourd’hui, même ceux qui sont bons ne trouvent pas d’emploi. Les jeunes diplômés d’écoles de commerce et d’ingénieurs ont eux aussi des difficultés d’insertion professionnelle, alors que traditionnellement ils n’en ont pas. Et ce qui est inquiétant, c’est la diminution des politiques d’aide à l’emploi pour les jeunes parce que l’on a enregistré quelque mois d’embellie. Il ne faudrait pas que les jeunes diplômés en fassent les frais, car la crise n’est pas finie. "

Propos recueillis auprès de Christian Darantière, directeur délégué de l’AFIJ

derniere modification: jeudi 27 mai 2010
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