Le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, annonce avoir saisi en urgence le tribunal administratif. L’objet du litige ? Les 5 maires UMP d’arrondissement de Paris, ceux des VIe, VIIIe, XVe, XVIe et XVIIe, ont refusé d’appliquer immédiatement, dès la rentrée scolaire, la nouvelle grille de tarifs des cantines, pourtant votée en mai dernier par le Conseil de Paris. Près de 130 000 écoliers sont concernés.
Selon Bertrand Delanoë, il s’agit ni plus ni moins d’une « mesure de justice sociale », qui doit permettre à « 65% des familles de payer moins cher les repas de leurs enfants ». Elle vise notamment à harmoniser les tarifs entre les arrondissements.
De leur côté, les 5 maires UMP d’arrondissement tentent de faire valoir que cette nouvelle grille tarifaire « pénalise la classe moyenne » qui payerait jusqu’à 25% de plus. Ils considèrent aussi que cette mesure rogne sur leurs prérogatives locales.
« Cette opération ne vise qu’à renflouer les caisses des écoles gérées par les mairies d’arrondissement socialistes » qui sont « en piteuse situation financière à la suite de leur mauvaise gestion », ont-ils assez brutalement riposté.
Est-ce que cela signifierait qu’il existerait des différences notables de catégories socioprofessionnelles entre les populations parisiennes selon qu’elles habitent l’Ouest parisien ou l’Est ? Cela se saurait !
Que les mairies d’arrondissement de l’Ouest préfèreraient ne pas être parties prenantes d’un traitement d’ensemble de certaines questions de nature sociale au niveau de ce qui a été appelé récemment par certains "le Petit Paris" ? On a peine à le croire !
Comment pourrait-on alors imaginer la cohésion d’un ensemble bien plus vaste encore, comme "le Grand Paris" par exemple, s’il n’y était pas instaurée dès sa création une péréquation de solidarité entre les communes qui le composeront ?
André Balbo
Sources : Ville de Paris, Les Échos

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