En marge des polémiques qui opposent l’Etat à la Ville de Paris sur la question des coupes budgétaires allouées à l’hébergement d’urgence des sans abris (voir ICI ou LA), de nombreuses familles installées depuis le 16 juillet square Boucicaut, continuent de s’opposer aux forces de l’ordre qui tentent de les déloger.
Dans un communiqué publié la semaine dernière, Bertrand Delanoë se félicitait des résultats obtenus grâce à la subvention exceptionnelle allouée par la Mairie de Paris fin juillet afin de pallier aux difficultés budgétaires rencontrées par le Samu Social. Force est de constater que cela est insuffisant.
Depuis le 16 juillet, de nombreuses familles de mal-logés campent le jour au square Boucicot avant de regagner la nuit l’immeuble squatté par l’association DAL (Droit au Logement) rue de la Banque. Les places dans l’immeuble étant limitées, certaines familles avaient dû se résoudre à dormir sous des tentes devant l’immeuble la nuit du jeudi 4 juillet.
Mais c’était sans compter sur l’intervention des forces de l’ordre. Vers deux heures du matin cette nuit-là, une trentaine de personnes, selon la préfecture de Police, encadrées par des militants du DAL, ont été évacuées fermement par les forces de l’ordre.
Cela n’a pas découragé le DAL qui a ensuite appelé à une manifestation ce samedi 6 août dans le 7e arrondissement de Paris. Aux cris de "Un toit, c’est la loi", les quelques 300 manifestants ont réclamé l’application des lois Dalo et de réquisition. Le cortège, composé de mal-logés et de sans abris, et accompagné notamment de militants du DAL et de sympathisants comme Monseigneur évêque de Partenia et le professeur Albert Jacquard, a fait le trajet sans incidents entre la passerelle Léopold Sédar Senghor et le square Boucicot.
Entre le maire qui communique à tout-va sur le sujet et se gausse de résultats somme toute insuffisants tout en rejetant la responsabilité de la situation précaire du Samu Social sur l’Etat, et ce dernier, presque totalement mutique (en vacances ?) qui semble fermer les yeux en attendant des jours meilleurs, la situation des mal-logés à Paris ne s’améliore pas. Le DAL a prévu de nouvelles manifestations dans les semaines à venir.

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