C’est en ce lendemain de Pâques que la ministre de la santé Roselyne Bachelot a choisi de mettre en place les Agences Régionales de Santé dans le cadre de la loi HPST, Hôpital - Patients - Santé - Territoire.
Ces structures nouvelles ont en charge la centralisation au niveau régional de la politique hospitalière, de santé et médico-sociale, sous le contrôle direct du gouvernement.
Il y a donc 26 ARS qui ont pour mission de remplacer les anciennnes ARH (Agence Régionale d’Hospitalisation), les Directions régionales des affaires sanitaires et sociales (DRASS), les Unions régionales des caisses d’assurance-maladie (URCAM).
Les ARS deviennent la tutelle qui mène la politique de santé publique en l’adaptant aux problématiques de chaque région, en matière de :
médecine de ville ;
hôpital ;
médico-social (handicapés, personnes âgées) ;
prévention de la santé ;
promotion de la santé ;
sécurité sanitaire.
Cette centralisation régionale accroît très fortement les pouvoirs des directeurs des ARS – nommés en conseil des ministres – et des directeurs d’hôpitaux tout en les soumettant directement au gouvernement puisqu’ils sont révocables à tout moment.
Les opposants à la réforme – les syndicats, les Mutuelles, les organisations de professionnels de la santé – ont dénoncé « l’étatisation » du système de santé sous la seule logique de maîtrise des dépenses.

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