Comme la plupart des anciens palaces parisiens, le Bristol, qui fut fondé en 1925, se prépare à la venue tonitruante de plusieurs concurrents de haut luxe, qui ne feront qu’intensifier la concurrence.
D’ici à 2012, les quatre nouvelles adresses de prestige de Paris seront : le Royal Monceau, propriété d’Alexandre Allard (associé à des fonds du Qatar) ; le Shangri-La, qui s’installe cette année avenue d’Iéna ; le Mandarin oriental, rue Saint-Honoré ; le Majestic-Kléber, détenu par une société également du Qatar, associée à la chaîne Peninsula.
Pour Didier Le Calvez, qui prend le 1er juillet les rênes du Bristol : « L’arrivée de ces 4 nouveaux hôtels est un souci mais sera bénéfique pour Paris, qui aura le plus bel inventaire de palaces au monde (…) avec d’un côté les hôtels gérés par des chaînes, qui doivent répondre à des normes précises, et de l’autre les palaces indépendants franco-français. Avec le Bristol, c’est de la haute couture. »
Il est vrai que le Bristol, détenu par les Oetker, vient d’inaugurer une aile de 21 chambres et 5 suites en septembre dernier, et d’ouvrir un nouveau restaurant, le 114 Faubourg, lequel est doté d’un chef trois étoiles, Éric Fréchon.
Pour Didier Le Calvez : « Il faudra rester vigilant, car les nouveaux concurrents ont des réseaux de clients très forts, et vont forcer tout le monde à se remettre en question (…) mais ce sont des produits qu’on peut retrouver à Chicago, à New York ou à Hongkong ! Le Bristol, lui, est un palace unique, il a une identité, une âme.
André Balbo
Source : Le JDD

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