Depuis deux ans, plus d’un million de français petits porteurs se sont éloignés de la bourse. La crise de 2007 n’a pas été sans réveiller les sentiments de 2000.
Une étude Sofia TS Sofres nous apprend qu’en septembre 2010, seuls 11.2% des français sont restés fidèles à la bourse. Ils étaient 13.8% fi 2008. En clair, les 6.4 millions de petits porteurs d’ il y a 2 ans n’étaient plus que 5.7 millions en 2009 et, on en dénombre 5.2 millions en cette fin 2010.
Si le désengagement est profond, il ne semble pas définitif. Les particuliers se caractérisent par des séries d’aller retour au gré des fluctuations des valeurs. Ils restent observateurs des tendances avec un indicateur favori, le CAC 40.
Un CAC qui peine à se maintenir à l’équilibre depuis le début de l’année et qui s’affiche toujours 37% sous le niveau de 2007. Il suffit que le CAC aille mieux pour que les français réapparaissent via la toile sur les places de marchés. Ce qui se vérifie encore ces dernières semaines. Un CAC 40 qui flirte avec les 4000 points suffit déclencher des investissements. Un mieux qui contraste avec la chute de 30% des engagements en août dernier (la période de vacances s’est toujours révélée délicate pour les petits porteurs qui ont subi nombre d’effets d’annonces pendant leur congés).
Aujourd’hui, les petits porteurs recherchent les opportunités pour se manifester sur le marché. L’histoire récente les a vacciné au critère de volatilités. Maintenant, ils surfent sur les courants.
Le traumatisme est toujours présent le mot action garde une très forte connotation anxiogène. Les français qui ont quitté la bourse avouent que pour 47 % d’entre eux, c’est par peur de perdre de l’argent, 37% à cause de la mauvaise image de la bourse et 20% parce qu’ils pensent ne pas avoir les compétences requises.

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