Une étude d’Ernst & Young témoigne d’ un optimisme modéré des dirigeants d’entreprises européens quant aux perspectives de croissance d’ici à 2012.
68 % des interviewés pensent que l’économie mondiale s’améliore en 2010. Mais le retour à la croissance sera lent, puisqu’ils ne sont que 68 % à imaginer un mieux en 2011 et 71 % en 2012.
91 % des responsables indiens et brésiliens pensent à une amélioration cette année. Les Américains et les Européens de l’Ouest ne sont que 55 % et 54 % à partager ce point de vue.
Les Français sont prudents. « La France a bien résisté à la crise. Toute la question est de savoir si elle sera capable d’accélérer quand la reprise sera là ». « Le deuxième trimestre a été meilleur que le premier. Mais cette amélioration s’explique principalement par le déstockage et la consommation. Comme tous les responsables des autres pays d’Europe de l’Ouest, les dirigeants d’entreprise français attendent de connaître l’impact des mesures d’austérité mises en place. Ils ont peu de certitudes sur 2011. »
Les conséquences de la crise sont également analysées différemment : 80 à 90 % des Chinois, des Indiens, des Brésiliens et des responsables du Moyen-Orient assurent qu’ils vont continuer de « faire des affaires » comme avant ; 65 % des Français, 48 % des Britanniques et 47 % des Suédois affirment que cela ne sera plus possible.
51 % des Américains partagent cette opinion. « Les États-Unis, le temple du libéralisme, paraissent ébranlés dans leurs certitudes et leurs croyances.
Les chefs d’entreprise interrogés déclarent s’attendre à plus de régulation, alors que c’est un pays qui y est traditionnellement réticent. Ils s’interrogent sur les fondements de leur économie, qui reposent sur la consommation. Les Américains, qui consommaient en s’endettant, ont vu leur épargne fondre. Ils doutent. Ce n’est pas une bonne nouvelle ».
Mais les changements seront longs à mettre en place. Conséquence directe du Grenelle de l’environnement, 18 % des dirigeants français croient en l’avenir de l’économie verte. Les Britanniques ne sont que 6 %. La prise de conscience varie aussi selon les secteurs. La grande distribution a compris que les consommateurs changeaient. Les industriels se préparent à affronter une concurrence plus vive. La banque et le monde de la finance savent qu’ils doivent jouer la transparence.
source le Figaro

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