Brèves 
19 février 2010

Les seine et marnais ne sont pas tous copains avec le calcul

 



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Un professeur de l’université de Nancy, Jean-Paul Fischer, a interrogé 10.213 français pour mesurer leurs aptitudes face au calcul et au raisonnement arithmétique.

A partir de ces mesures, L’Insee a publié une étude sur La dyscalculie à l’âge adulte.

Qui sait que les troubles du calcul concernent 3% des adultes de 18 à 65 ans. La dyscalculie a cependant moins de répercussions sur la vie quotidienne que la dyslexie (trouble de l’apprentissage du langage).

Les personnes « dyscalculiques » rencontrent des difficultés à faire des courses, à utiliser un plan, à écrire une lettre, à utiliser un guichet automatique, à lire des factures. Mais Jean-Paul Fischer nous explique que ce trouble n’est que peu handicapant, sans doute parce que le calcul proprement dit (techniques opératoires, écrites ou mentales) et le raisonnement arithmétique « ne sont presque plus nécessaires dans la vie quotidienne », explique-t-il, par suite de l’utilisation des calculettes ou ordinateurs et du mode de présentation des documents.

Le pourcentage d’adultes atteint de dyscalculie, près de 3%, est nettement plus important que celui observé dans une autre étude publiée en 2007 sur les enfants ou préadolescents de CE2 et de sixième (1,1%).

Chez l’enfant, la stimulation est constante alors que, par la suite, « une plus grande liberté de choix permet à certains adultes d’abandonner quasi totalement toute activité de calcul ou d’arithmétique, éventuellement au profit d’activités plus langagières comme la lecture », souligne l’étude.

Ce dernier choix toucherait d’ailleurs davantage les femmes que les hommes, qui sont plus nombreuses à connaître des difficultés (4,31 %) que les hommes (3,13%), plus orientés sur des métiers techniques que les femmes.

Les pourcentages de dyscalculie sont décroissants avec le niveau d’étude : 8,7% des adultes qui se sont arrêtés avant le collège sont ainsi jugés « dyscalculiques » contre 4% de ceux qui ont atteint un niveau d’études secondaires et seulement 0,5% pour ceux qui ont fait des études supérieures.

lire l’étude de l’Insee


derniere modification: vendredi 19 février 2010, par Philippe Douay