Il y a quelques mois, la bibliothèque Truffault des Halles (Ier) connaissait des incidents "pour accaparement trop long et trop exclusif " des écrans d’ordinateurs. Le problème a pu être apparemment résolu par la simple installation de compteurs qui restreignent le temps d’usage des ordinateurs.
De nouvelles escarmouches de la guerre des écrans auraient eu lieu notamment à la bibliothèque Jean-Pierre Melville dans le XIIIe, escarmouches qui auraient contraint la direction, dans un premier temps, avant qu’une solution soit trouvée, à supprimer les 20 postes multimédias du lieu.
De quelle guerre des écrans s’agit-il ? De l’appropriation trop exclusive, voire vindicative, allant jusqu’à des altercations et des menaces, par « des hommes issus des foyers installés dans le quartier », selon un membre du personnel. Certains usagers de la bibliothèque n’osaient plus venir. Un écran dans une bibliothèque ne peut pas être d’usage aussi exclusif que celui d’un cyber-café.
Résoudre cette question va demander une gestion plus fine et précautionneuse de l’accès aux écrans, sans exclusive, avec limitation des temps d’accès aux ordis et installation de ce matériel dans un lieu moins isolé, voire plus central. Sujet sensible.
Parmi les éléments de la réflexion en cours, des aides à l’équipement des foyers ont-elles été envisagées ? Souvent les organismes culturels tels que les bibliothèques sont plus à même de négocier ce genre de choses que les organismes gérant des foyers.
André Balbo
source : Le Parisien

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