Puisque la Garden Party de l’Élysée (vous savez au 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris, dans le VIIIe, vous descendiez métro Champs-Élysées-Clemenceau ?), et bien figurez-vous que cette fête si républicaine instaurée par Giscard en 1978, n’aura pas lieu cette année. Ah ! Pour quel motif ? Réduction des déficits !
Cette année seulement ou est-elle tombée définitivement dans les poubelles de l’Histoire ? L’affaire n’a pas encore été tranchée, car notre président est en ce moment un peu en surchauffe. Il a dû annuler in extremis son déjeuner avec la présidente suisse Doris Leuthard pour regarder à la télé le dernier match des Bleus, et il doit encore réorganiser de fond en comble le football français… Alors vous comprendrez…
Et puis il y a les sourcilleux… Selon l’accablant, le tatillon, le curieux, le harceleur député PS René Dosière, la Garden Party de l’Élysée de 2009 n’avait pourtant coûté que 732 826€ pour 7 500 invités, soit une petite centaine d’euros par personne.
Sacré René Dosière ! Capable de préciser que les traiteurs s’étaient répartis entre eux 313 618€, qu’il y eut 295 921€ d’aménagement de tentes, 43 128€ de champagnes et de vins, et 80 159 de « frais divers ».
Parmi les jamais contents, cet hédoniste de Nicolas Dupont-Aignan dit que « Ce n’est pas parce qu’il y a des problèmes qu’on supprime Noël », et l’ombrageux Jean-Marc Ayrault (PS) que « Le jour où il décidera de supprimer le bouclier fiscal, on pourra parler plus sérieusement ».
André Balbo
Sources : Le Parisien, Libération

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