Historienne, Jocelyne Dakhlia est directrice d’études à l’EHESS. Ses travaux portent sur les modèles politiques et les frontières culturelles dans l’Islam méditerranéen. Elle travaille en particulier sur l’histoire du Maghreb, sur les usages et les métissages linguistiques. Elle a récemment publié : Lingua franca. Histoire d’une langue métisse en Méditerranée, (Actes Sud, 2009) ; L’empire des passions : l’arbitraire politique en Islam, (Aubier, 2005) ; Islamicités, ( PUF, 2005, dir) et Trames de langues ( Maisonneuve et Larose, dir, 2004).
Comment caractériser la lingua franca, cet idiome commun qui a traversé la Méditerranée et qui a notamment été parlé, entre le XVIème et le XIXème siècle, à Alger ou à Tripoli, à Livourne, à Marseille ou à Constantinople ? Langue commune ne signifie pas pour autant cordialité des relations, mais au moins un désir de se comprendre. Qu’est ce que la lingua franca peut nous apprendre des relations entre les cultures aujourd’hui autour de la Méditerranée ?

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