Si la logistique humanitaire peut sembler dégagée des contingences commerciales, elle n’en est pas moins soumise au tripôle Coût / Qualité / Délai.
Sortie des premières urgences avec leur caractère spécifique d’opérations vitales, la logistique humanitaire doit faire face aux mêmes contraintes que toute logistique pour ses opérations de soutien.
Une opération de logistique humanitaire est aussi complexe et contraignante : l’environnement est hostile, politiquement, juridiquement, comme géographiquement ou sécuritairement. L’opération de logistique est confrontée à des difficultés douanières, tant au plan de la lourdeur des procédures, qu’à celui des tarifications.
Les personnels logistiques sont peu nombreux et peu qualifiés dans les régions en difficulté. Les infrastructures sont quasi inéxistantes : réseau routier, électricité, eau... Pourtant, il faut établir et maintenir les flux à des niveaux élevés.
Pour ce faire, les ONG disposent d’équipes structurées rompues aux difficultés de ces opérations, capables de gérer à distance et dans la durée. Les équipes peuvent atteindre un effectif voisin de la centaine de personnes.
Si ce métier de la logistique de catastrophe a beaucoup évolué ces dernières années, il lui reste encore un long chemin à parcourir. Ce qui en fait un univers encore jonché d’opportunités tant pour les structures que pour les hommes.
Par exemple, il existe un énorme besoin de transfert de compétences pour installer sur place la reconstruction post-catastrophe.
C’est pourquoi, pour palier un déficit en ressources humaines et structurelles ( associatives ou autres) privées (les fonds ne manquent pas aux organisations humanitaires), les ONG se tournent souvent vers les militaires et les ministères pour trouver les ressources nécessaires à leurs actions.
La logistique humanitaire s’intègre très concrètement dans la supply chain avec une spécificité quant au client final.
L’action est à monter également en lobbying avec les organismes donateurs.
Un bémol, c’est souvent une réalité brutale et violente qui vient souligner que ce marché existe et qu’il n’est pas saturé.

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