En 2007, 525 000 PV de circulation routière ont disparu à Paris selon la Cour des comptes, sur un total de 6,26 millions d’amendes émises. 965 167 ont été annulées, dont 440 067 par l’officier du ministère public (OMP), seul autorisé à annuler des PV après contestations. Il reste les 525 109 autres (soit 8,4% des contraventions), qui ont été supprimées par des agents de manière totalement illégale et en toute impunité.
Pour la Cour des comptes il peut s’agir d’ »annulations techniques » (ratures, souches dégradées), d’annulations pour identification trop difficiles (dont véhicules immatriculés à l’étranger), d’annulations pour indulgence, accordées dans la catégorie « j’ai l’bras long », et enfin, ce qui est tout aussi illégal, annulations des PV des véhicules des administrations de l’État et de certains établissements publics.
Si ce chiffre de 525 109 PV évaporés est jugé impressionnant par la Ville de Paris, la mairie préfère insister sur le faible taux de contrôle des automobilistes parisiens.
Entre 2007 et 2008, le nombre de PV pour non-respect du stationnement payant a baissé de 17%. Une récente étude du cabinet en charge des Transports montre que seuls 7% des contrevenants seraient verbalisés.
Aujourd’hui, seul 1 automobiliste sur 10 paierait son stationnement à Paris. La Ville réfléchit donc à de nouveaux systèmes de paiement de stationnement, notamment par carte bleue.
André Balbo
Source : Le Parisien
envoyer par mail
Imprimer la page