Tristane Banon appelle à manifester le 24 septembre à 14h devant le Palais de Justice.
« En France, les violences faites aux femmes ne sont pas prises au sérieux. Ça tend à progresser, mais c’est lent. J’espère qu’il y aura du monde pour faire bouger les choses, améliorer les lois… »
S’agira-t-il d’un soutien à son action contre DSK ou d’une dénonciation de toutes les violences faites aux femmes, quand on sait que chaque année en France près de 75 000 femmes sont violées et que seules 10% d’entre elles osent porter plainte ?
Cela donne quand même à réfléchir sur une affaire où le déséquilibre des parties en présence est ce qu’il est. Mais que fait-on du principe de la présomption d’innocence ?
Apparemment, cette terrible ambiguïté sèmerait également le trouble parmi les associations féministes.
Parmi celles-ci :
« Paroles de femmes » sera présente, parce que « c’est notre rôle d’accompagner et de soutenir les victimes présumées » ; « nous aurons des revendications précises, comme l’allongement de la durée de prescription de l’agression sexuelle : 3 ans uniquement pour pouvoir porter plainte, c’est trop court pour beaucoup de femmes ».
« Choisir la cause des femmes » sera présente également parce que « la parole de Tristane Banon n’est pas respectée mais discréditée ».
Si « Osez le féminisme » n’ira pas, « de nombreuses militantes iront à titre personnel » ;
« Ni putes, ni soumises » n’ira pas, l’affaire n’ayant pas été jugée, et le parquet ne s’étant donc pas prononcé.
Mercredi 21 septembre, « Osez le féminisme » devait de plus lancer un autre appel à « un rassemblement général contre les violences faites aux femmes », qui se tiendrait, lui, le lendemain, le 25 septembre, et auquel Tristane Banon serait invitée à se joindre.
Attendons encore un peu, mais renseignons-nous vendredi…
André Balbo
sources : Le Parisien, Le NouvelObs, L’Express

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