Après le premier jugement immédiat pour fausse alerte à la bombe (gare Saint-Lazare), nous trouvions que la lourde condamnation qui avait été infligée avait été assez brutale, inadaptée, et donc injuste. Nous aurions préféré, mais sommes-nous juges ?, que n’ait été donnée qu’une peine de travaux d’intérêt général…
Ce fut plus heureusement la décision prise par le tribunal correctionnel de Versailles qui vient de juger un autre homme pour fausse alerte à la bombe… au palais de l’Élysée ! Ce trentenaire, allocataire d’une pension d’invalidité, aurait voulu « créer des ennuis » à son conjoint après leur dispute. Sa peine sera de 80 heures de travaux d’intérêt général.
Même s’il se confirme que les fausses alertes à la bombe tombent comme à Gravelines, les procédures prudentielles mais allégées et le bon sens doivent demeurer de mise.
Le 11/10/2010 au soir, après la tour Eiffel, en tête avec deux fausses alertes, la gare Saint-Lazare, l’Élysée, et de très nombreux colis « suspects », l’Hôtel-Dieu a eu à son tour droit à son alerte, à son périmètre de sécurité bouclé par les forces de l’ordre, et à la fermeture de la station de métro Cité, qui dessert aussi la préfecture de police.
Durant l’alerte, les véhicules de secours étaient orientés vers d’autres établissements parisiens. Bouclage achevé vers 22h15.
Rien, et nous n’en sommes pas déçus.
André Balbo
Sources : L’Express, Le Parisien

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