LIEU :
Musée Galliera - Musée de la Mode de la Ville de Paris
À deux pas des plus prestigieuses vitrines de la couture de l’avenue Montaigne et du Faubourg Saint-Honoré, le musée Galliera est installé dans un palais d’inspiration Renaissance cerné du square Brignolles-Galliera, le palais Galliera, véritable écrin architectural.
Les réserves et les ateliers de restauration du musée Galliera sont situés dans le XIe arrondissement et occupent 4000 m2. Il s’agit d’un véritable laboratoire de conservation pour les vêtements et les accessoires qui constituent le fonds du musée. Le textile étant un matériau d’une grande fragilité, il faut savoir qu’un costume exposé quatre mois sous une lumière maximale de 50 lux devra ensuite rester quatre années « au repos ».
Donnons ici un rapide aperçu de l’étendue des collections qui composent le fonds du musée Galliera : les vestiaires féminins et masculins, les pièces de lingerie, les habits pour enfants, les garde-robes de poupées, les gants, les bijoux, les chaussures, les modes épurées ou basiques, les manchons, les chapeaux, les éventails, les lignes sportswear, les ombrelles, les cannes, les foulards, les colifichets, les modes fastueuses ou exubérantes, les uniformes civils, les pièces sans marque, les marques de grands magasins, les griffes de grands couturiers, de créateurs ou de stylistes…
UN PEU D’HISTOIRE :
Construit en pierre à la fin du XIXe siècle dans un style rappelant la Renaissance italienne, cet élégant monument cache une structure métallique conçue par l’agence de l’ineffable Gustave Eiffel. Il a été érigé de 1878 à 1894 par Léon Ginain, et est composé d’un pavillon central à 3 grandes arcades, déclinant sur ses flancs deux ailes à colonnades. Sa vocation première fut d’abriter la collection privée de Marie Brignole-Sale, duchesse de Galliera. L’histoire en décida autrement.
Le palais est achevé en 1894. Mais à la disparition de la duchesse de Galliera, les sculptures, les peintures, les objets précieux de Marie partent pour Gênes, sa ville natale, et le bâtiment est légué à la Ville de Paris. Ce n’est que bien plus tard, après maintes péripéties, qu’il trouvera enfin sa vocation de musée consacré à la mode.
En 1907, Maurice Leloir, historien et collectionneur, fonde la Société de l’Histoire du Costume. Lorsqu’il fait don à la Ville de Paris de sa collection personnelle en 1920 (2000 costumes et accessoires), il l’assortit d’une condition : Paris devra créer un musée du Costume.
Le musée Carnavalet accueille dans un premier temps la collection de Monsieur Leloir et, le 23 novembre 1956, c’est rue de Sévigné que se tient l’inauguration du musée du Costume de la Ville de Paris. L’espace s’avérant insuffisant, les expositions sont présentées au musée d’Art moderne. Ce ne sera qu’en 1977 que le musée s’installe enfin dans ses murs, au palais Galliera. L’institution adoptera en 1997 son nom actuel de musée Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.
Les collections du musée rassemblent aujourd’hui plus de 100 000 vêtements et accessoires. Elles comptent parmi les plus riches au monde. Ces pièces sont là la fois le reflet et les jalons des codes de l’habillement et des habitudes vestimentaires en France du XVIIIe siècle à nos jours. Extravagantes ou précieuses, simples ou quotidiennes, elles témoignent du génie créatif de la mode, et cela jusque dans ses expressions les plus contemporaines.
Conservé dans les réserves du musée Galliera, ce fonds a, bien entendu, été augmenté au fil des années des acquisitions effectuées par la Ville de Paris et de celles dues à la générosité de donateurs, particuliers, maisons de couture, stylistes. La Société de l’Histoire du Costume notamment, participe aujourd’hui encore au rayonnement du musée ainsi qu’à l’enrichissement de ses collections, et le Cercle de l’Éventail, centre de recherches fondé en 1985, est pour beaucoup dans l’importance des collections d’éventails.
Mais le musée Galliera, c’est aussi :
Le cabinet des Arts graphiques : des illustrations effectuées pour la presse (gravures 1780-1914) parmi lesquelles de précieux originaux (lavis pour la Galerie des modes de 1780, dessins pour la Mode illustrée, XIXe siècle) ; des figurines de mode (1860-1880) ; des croquis de stylistes (Robert Piguet et Madeleine Panizon, pour Poiret), ainsi qu’une collection de patrons diffusés par les journaux (Modes de Paris, le Petit Echo de la Mode).
La collection de photographies : quelque 20 000 clichés et tirages de 1860 à nos jours avec, pour la première moitié du XXe siècle, les noms de Reutlinger, Scaïoni, d’Ora ou Dorvyne. La collection a été considérablement enrichie en recevant en 1997 le legs de l’intégralité du fonds Henry Clarke, photographe américain.
La Bibliothèque et le centre de documentation qui rassemblent un fonds exceptionnel de 7500 ouvrages : monographies sur les couturiers, catalogues d’exposition, 300 titres de périodiques de 1830 à nos jours, auxquels s’ajoutent des catalogues publicitaires, des dossiers documentaires sur les marques, sur les couturiers et les créateurs des années 80 à nos jours, les cartons d’invitation et les look books.
Le musée, au fil des expositions temporaires, présente et met en scène une partie de ses inestimables et fragiles collections. Ces expositions sont monographiques (grands noms de la couture, figures de la mode) ou thématiques (décennies, types de vêtements, modes de diffusion, jeux d’influences).
Petit retour arrière sur ces collections : Gallierock (1967-2007, 40 ans de création de Jean-Charles de Castelbajac), 2007 ; Les Années Folles, 2007 ; Show time, le défilé de mode, 2006 ; Modes en miroir : la France et la Hollande au temps des Lumières, 2005 ; Ouverture pour inventaire, 2004 ; Marlene Dietrich, création d’un mythe, 2003 ; Madame Carven, 2002 ; Mutations/Mode, 1960-2000, 2000 ; Mariage : une histoire cousue de fil blanc, 1999 ; De la mode et des jardins, 1997 ; Japonisme et mode, 1996 ; Costumes à la cour de Vienne, 1995 ; Histoire du jeans de 1750 à 1994, 1994 ; Jacques Fath, les années 50, 1993 ; Au paradis des dames 1810-1870, 1993 ; Van Cleef & Arpels, 1992 ; Givenchy : 40 ans de création, 1991 ; Le monde selon ses créateurs, 1991 ; Gruau : mode et publicité, 1989 ; Lesage, maître brodeur, 1988 ; Paris-Couture-Années Trente, 1987…
ATELIERS :
Visites conférences, ateliers pour les enfants, bibliothèque ouverte mercredi et vendredi de 10 à 13h, le mardi de 14 à 17h30.
Ouverture dans le cadre des expositions temporaires tous les jours de 10 à 18 h sauf les lundis et jours fériés.
Prix d’entrée : 7 €, tarif réduit : 5,5 €, tarif jeune : 3.5 € (14-26 ans),
Gratuit jusqu’à 13 ans Visites conférences, ateliers pour les enfants, bibliothèque ouverte mercredi et vendredi de 10 à 13h, le mardi de 14 à 17h30.
André Balbo
Jours et heures d’ouverture : 10 h à 18 h, sauf le lundi.
Pendant les expositions, pas de collection permanente.
Accès :
Bus :
32 / 92 - Marceau Pierre Ier de Serbie Place de Beyrouth
32 / 63 - Iena
82 - Iena ou Lubeck

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