Selon le bulletin d’information du Bureau de Recherches géologiques et minières (BRGM) publié le 19 avril la situation de 58% des nappes phréatiques françaises affichent un niveau inférieur à la normale, et le Bassin parisien est tout particulièrement concerné pour ses nappes de Beauce, du Lutécien et du Champigny.
Gros malins que nous sommes ! À force de demander le beau temps tout le temps, chaud et sec en plus, il ne faudra pas s’étonner qu’il n’ait pas plu suffisamment !
Nous serions mi-avril à une situation de mai normal. Philippe Vigouroux, du BRGM dit que : « Nous allons devoir être vigilants dans les mois qui viennent. La période de rechargement efficace des nappes phréatiques se fait en hiver et au printemps, la croissance des plantes en prélève une partie importante par la suite ».
Certaines préfectures ont déjà commencé à prendre les premiers arrêtés de restriction. Celles de l’Essonne, du Val-de-Marne et de la Seine-et-Marne ont été les premières à demander aux agriculteurs de ne pas irriguer. 5 autres départements français sont déjà également concernés.
Rappelons, parce que nous mettons parfois en relation des événement apparemment de natures différentes, que c’est justement en Seine-et-Marne que la société américaine Toréador de Balkany JR voulait (sera-t-elle stoppée à temps ?) exploiter un gisement d’huile de schiste nécessitant des quantités d’eau astronomiques et faisant courir de grands risques de pollution chimiques aux nappes...
De son côté, la Bretagne, une fois de plus, serait très vulnérable. Le Languedoc-Roussillon, exceptionnellement, merci pour lui, se porterait sur ce sujet mieux que bien avec des nappes d’un niveau supérieur à la normale.
Avez-vous remarqué que nous parlons de plus en plus souvent de nos nappes phréatiques ? Serions-nous enfin sur le chemin d’une certaine forme de sagesse ? Reviendrions-nous vers nos richesses essentielles et vitales ?
Alors ? Que nous réservera cet été en Ile-de-France ? Pourrons-nous avoir de beaux légumes ? De beaux fruits ? Des agriculteurs moins inquiets aux journaux télévisés ? Pourrons-nous boire tout notre saoul ? Ou devrons-nous sucer des glaces italiennes ou américaines ? Quelle horreur ! Vivent les sorbets !
Cet été, une nouvelle canicule se profilerait-elle ? Restons attentifs.
André Balbo
sources : Les Échos, BRGM

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