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Notre-Dame de Lorette

par Franck Beaumont, 26 octobre 2011

Une première chapelle avait été en 1646 dans la rue Lamartine pour les habitants du hameau des Porcherons. Détruite en 1796, il fallut la remplacer par un édifice plus prestigieux, compte tenu du développement rapide de ce nouveau quartier. L’architecte Hippolyte Lebas remporta le concours lancé en 1823.

L’église fut baptisée Notre-Dame de Lorette, en référence à la Sainte Maison de Lorette où selon la tradition chrétienne Jésus fut conçu du Saint-esprit. C’est également la maison où Marie, sa mère, aurait grandi. Selon la légende, cette maison aurait été transportée par des anges en Croatie, au 13e siècle. Elle aurait été déplacée une seconde fois dans les Marches en Italie, dans la ville de Loreto.

Un monumental portique de quatre colonnes est axé sur la rue Le Peletier depuis les Grands Boulevards. Il est surmonté d’un fronton triangulaire dans lequel est sculpté Un hommage à la Vierge par Leboeuf-Nanteuil, surmonté des trois vertus théologales : L’Espérance par Philippe Lemaire, La Charité par Charles Laitié et La Foi par Denis Foyatier. Austère à l’extérieur, l’église possède au contraire à l’intérieur un décor débordant de richesse : peintures, marbres, dorures frappent le regard par leur polychromie. Le programme du concours incluait la décoration intérieure à prévoir.

De plan basilical, l’édifice s’inspire de modèles romains, et plus précisemment de la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome et l’église Saint-Chrysogone. La nef principale est bordée de doubles collatéraux bordés de colonnes ioniques. Les bas-côtés sont cloisonnés en chapelles, de même que les deux nefs latérales terminées en chapelles de plan centré. Les nombreuses peintures illustrent les différents courants de la peinture religieuse du début du XIXe siècle, en particulier le retour aux sources du Quattrocento.

Cette église fut ouvert au culte en 1836 mais ne fit pas l’unanimité : on lui reprocha notamment son manque de proportions. Rappelons enfin que le nom de "Lorettes" désigna très vite ces femmes demi-mondaines, souvent entretenues et d’assez mauvaise réputation, qui habitaient juste derrière dans les rues adjacentes à la rue des Martyrs (dans l’ancienne rue Breda par exemple).

Franck Beaumont.

Dernière modification : jeudi 26 octobre 2011, photographe Evous
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