Ce dimanche 9 octobre, une policière de 22 ans ainsi que son compagnon de 26 ans ont été retrouvés morts à leur domicile de Bagneux dans les Hauts-de-Seine.
C’est le frère de la jeune femme, un fonctionnaire de police qui a retrouvé les deux corps auprès desquels reposait une lettre signée dans laquelle elle y expliquait son geste, un acte de désespoir face à l’imminence de leur séparation. Le ministère de l’Intérieur a confirmé hier les faits, qualifiant le fait divers de « drame sentimental ».
Les deux membres du couple faisaient partie de la Police aux Frontières (PAF) - elle, affectée au centre de rétention administrative de Palaiseau et lui, à la PAF d’Orly - et ont été tués par la même arme de service, celle de la jeune femme.
Le corps policier est particulièrement sujet au risque de suicide ; une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avait souligné, en 2008, qu’il était supérieur de 36 % à celui du reste de la population. Le 22 septembre dernier, trois policiers s’étaient donné la mort à deux heures d’intervalle.

envoyer par mail
Imprimer la page