Comme les choses vont vite ! Le 30 novembre, Denis Olivennes, directeur général délégué du Nouvel Observateur, quitte l’hebdomadaire pour prendre la direction du pôle média du groupe Lagardère, dont Europe 1.
Le 2 décembre Libération trouve les 12M€ manquant pour financer son développement, et Laurent Joffrin, son vice-président, décline la proposition que lui aurait faite Claude Perdriel, propriétaire du Nouvel Obs, de prendre la direction de l’hebdo. Claude Perdriel s’était porté il y a quelques mois candidat au rachat du Monde. Le trio BNP lui fut préféré.

Le rythme est déjà pas mal haletant. Et là, coup de théâtre, Claude Perdriel et Edouard de Rothschild, respectivement actionnaire majoritaire du Nouvel Observateur et de Libération, se rencontrent, apparemment pactisent, et demandent à Laurent Joffrin « d’étudier toutes les coopérations possibles entre les deux titres », selon le journal Le Monde.
Le grand quotidien du soir aurait eu connaissance d’un message de Claude Perdriel à la Société des rédacteurs du Nouvel Observateur précisant : « Suite à l’augmentation de capital de Libération annoncée ce jour, Claude Perdriel et Edouard de Rothschild se sont rencontrés. Ils sont l’un et l’autre très attachés au pluralisme de la presse en France et ont évoqué les moyens à mettre en œuvre pour y contribuer. Ils ont décidé d’engager une discussion en vue d’une collaboration entre les deux titres. Ils ont chargé Laurent Joffrin d’étudier les possibilités de coopération ».
Étonnant, non ?
Mais cela est loin d’être fini puisque Laurent Joffrin annonce lors d’une AG du personnel de Libé le 3 décembre qu’il reste au moins 3 mois au journal, le temps de mener cette mission exploratoire... peut-être aussi histoire de calmer le jeu... mais après ? Collaboration ? Rachat ? Départ ?
André Balbo
sources : Libération, Le Monde, Le Nouvel Obs

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