Jusqu’à présent, nous savions que la vente de l’hippodrome de Compiègne avait donné lieu à une enquête confiée à la Cour de justice de la République (CJR). Celle-ci devra déterminer si l’ancien ministre et trésorier de tant de choses, et toujours maire de Chantilly, Monsieur Éric Woerth, a tiré un avantage personnel, de quelque nature que ce soit, de cette vente.
Ce dossier, qui s’est apparemment si bien adapté à l’air du temps de ce régime, fait dorénavant l’objet, figurez-vous, d’une nouvelle instruction, initialement confiée au parquet de Compiègne. Badaboum ! la procédure est dépaysée à Paris et orientée vers un magistrat instructeur.
Mais de quoi donc s’agit-il ? Et bien aux origines de cette procédure, se trouvent plusieurs élus socialistes, défendus par Maître Grégory Saint-Michel. Elle viserait à déterminer s’il y aurait eu, ou pas, d’éventuels complices (il ne s’agit que d’une hypothèse, bien sûr) de l’ancien ministre et trésorier de tant de choses, et toujours maire de Chantilly, dans la vente de l’hippodrome.
Ainsi, outre la « prise illégale d’intérêts », le « trafic d’influence » et le « favoritisme », cette nouvelle procédure viserait également le délit d’ « abus d’autorité », qui selon l’avocat de la partie civile, consiste à « prendre une décision en violant volontairement la loi ».
Maître Grégory Saint-Michel souligne qu’ « il est regrettable que la Cour de justice de la République n’ait pas envisagé de poursuivre Éric Woerth pour ce délit, alors que ses éventuels complices, eux, vont être interrogés là-dessus ».
Il est d’ailleurs même envisagé d’alerter de cette anomalie le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, qui a exprimé, il y a quelques jours très clairement, à 6 mois de sa retraite, ce qu’il pensait des relations créées entre ce gouvernement et sa justice.
André Balbo
sources : Le Parisien, Zorro

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