Joli barouf ce lundi 19 avril devant le magasin Surcouf de l’avenue Daumesnil (XIIe) où une quarantaine de salariés protestaient bruyamment contre le mal nommé PSE (« Plan de Sauvegarde de l’Emploi ») présenté en mars par la direction.
Profitant du beau soleil, les grévistes manifestants s’étaient équipés de tambours, de cornes de brumes et de sifflets, autour de la demi-douzaine de tentes installées sur place depuis vendredi, symboles de la précarité économique qui leur est imposée.
Ils dénoncent les conditions de licenciement de 179 d’entre eux, dont 130 dans les deux magasins parisiens d’Haussmann (VIIIe) et de Daumesnil.
Le déclencheur aura aussi été l’avenant qui devrait, s’il était appliqué, intégrer prochainement à la part variable de la rémunération la notion de satisfaction du client ou des objectifs sur les marges. Selon un vendeur de 24 ans interrogé par le Parisien, son salaire mensuel passerait alors de 2 200€ à 1 500 !
Le directeur des RH de Surcouf reconnaît que l’application de cet avenant pourrait induire « une baisse de la part variable des salaires, mais avec un fixe augmenté. Par ailleurs, nous nous sommes engagés à mettre en place un accord d’intéressement. »
Le refus clair et net de l’avenant par les salariés aura donc entraîné le PSE, avec 179 licenciements… mais tous ces collaborateurs seront remplacés. « Il n’y aura pas de suppression de postes » selon le directeur des RH de Surcouf.
Tout cela me paraît bien étrange...
Pour l’intersyndicale (CGC-FO-CFTC-CFDT-CGT), le conflit porte aussi maintenant sur les conditions de licenciement « dramatiquement faibles en ce qui concerne les primes de départ, les offres de reclassement ou de formation. Nous demandons un plan social décent. »
Discussions au point mort hier soir.
André Balbo
Source : Le Parisien

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