Où seront plantées les tentes des Indignés ? À la Bastille ? Sur le parvis du Centre Pompidou ? Ailleurs ? Quel sera le symbole le plus adapté ?
Un demi millier de personnes se sont rassemblées en flash-mob le dimanche 5 juin sur le parvis du centre Pompidou. Se déclarant assemblée générale des « indignés » parisiens, par solidarité avec les Indignés espagnols, ils auraient voté à cette occasion, d’instaurer à Paris un campement le 10 juin.
L’emplacement de ce campement en projet n’a pas été précisé, mais il est déjà prévu qu’il sera « citoyen et écologique ».
Cette assemblée a également voté la création « de groupes de travail pour sortir des propositions sur la séparation des pouvoirs, la démocratie et l’indépendance des médias », selon la déclaration que l’un des participants, Stelios Haratsis, a faite au NouvelObs.
Dimanche 5 juin, Louis Corno, qui est responsable de la sécurité du centre George Pompidou, après concertation avec les leaders du mouvement et la police, reconnaissait : « On ne peut pas les chasser tant qu’ils ne gênent pas notre public, et qu’ils respectent la tranquillité de nos visiteurs »…
Ce mouvement, initié par des jeunes, agrège progressivement des personnes plus âgées, des chômeurs, des précaires, mais aussi des salariés et des séniors.
En dehors de Paris, une vingtaine de villes sont concernées par des rassemblements de cette nature, dont Lyon, Quimper (place Saint-Corentin), Lille (place Richebé), Besançon, Arles, Saintes, Brest ou Dijon.
Le site pas encore tout à fait installé "Réelle Démocratie" (http://reelledemocratie.fr/) commence à rendre compte de l’évolution de la situation.
À Paris, la place de la Bastille avait été évacuée par la police le 30 mai.
André Balbo
sources : nouvelobs, Réelle Démocratie, Le Post

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