En France, 20 cas de cancers ont été signalés chez des porteuses d’implants PIP, sans qu’un lien de causalité soit établi entre cancer et prothèses PIP. Le gouvernement a toutefois recommandé aux 30.000 femmes concernées en France de se faire retirer ces implants.
Les femmes porteuses d’une prothèse mammaire doivent vérifier la marque de cette prothèse sur la carte qui leur a été remise. En l’absence de carte, elles doivent contacter leur chirurgien, ou à défaut, l’établissement où a été pratiquée l’intervention.
Xavier Bertrand, Ministre du travail, de l’emploi et de la santé, et Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé, souhaitent à titre préventif et sans caractère d’urgence, que l’explantation des prothèses, même sans signe clinique de détérioration de l’implant, soit proposée aux femmes concernées.
Ces femmes doivent consulter leur chirurgien pour pour « se voir proposer une explantation préventive, même sans signe clinique de détérioration de l’implant. Mais si toutefois elles ne souhaitent pas d’explantation, ces femmes doivent bénéficier d’un suivi par échographie mammaire et axillaire tous les six mois », selon les nouvelles recommandations de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Laquelle souligne également que « toute rupture, toute suspicion de rupture ou de suintement d’une prothèse doit conduire à son explantation ainsi qu’à celle de la seconde prothèse ».
Pour répondre aux interrogations du public, un numéro vert a été mis en place : 0800 636 636
Ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h.
Les analyses de l’Afssaps effectuées sur des prothèses saisies lors d’une perquisition dans les locaux de PIP en mars 2010 ont mis en évidence un gel non conforme, au pouvoir irritant mais non géno-toxique (sans altération de l’ADN des cellules), avec un risque élevé de rupture des enveloppes et de suintement du gel.
Selon les informations révélées par RTL, ce mardi 3 janvier 2012, les prothèses sont composée d’un mélange surprenant de produits commandés à des entreprises de composants industriels et chimiques qui n’avaient jamais été testés cliniquement pour leur éventuelle nocivité sur l’organisme, dont un additif pour des carburants
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Les conditions de prise en charge par l’Assurance maladie :
Toutes les femmes porteuses d’implants PIP seront remboursées de leurs frais médicaux et chirurgicaux liés à l’explantation (échographies, analyses, retrait de l’implant, examens de contrôle post-opératoire) ;
Les femmes qui relèvent d’une reconstruction après chirurgie du cancer du sein seront également remboursées de la pose d’une nouvelle prothèse.
L’acte de changement d’implant mammaire ou d’implantation d’un nouvel implant mammaire, n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie.
Plus d’informations sur les prises en charge : ici
Il est conseillé aux femmes porteuses de prothèses mammaires PIP de prendre contact avec leur chirurgien afin de déterminer un rendez-vous dans les délais que le chirurgien estimera utile. Cette consultation précisera la procédure et la date d’explantation en fonction de chaque situation individuelle. Dans les cas où elles ne parviendraient pas à contacter leur chirurgien, il leur est conseillé de joindre l’établissement où a eu lieu la pose des prothèses.

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