Le problème serait général en France, et les Parisiens s’en sortiraient plutôt mieux que les autres, mais quand même... Alors que, sur l’ensemble du pays, le temps de coupure moyen par an et par habitant était de 6mn en 2005, il est passé en 2008 à 94mn, puis à 197mn en 2009 !
Cette même année, un Parisien a subi en moyenne 25,2mn de coupure. Moins que d’autres villes (Marseille 84,5mn, Toulouse 51,4, Lyon 43,6), mais il semblerait que la fréquence de ces pannes soit en forte augmentation.
Et, cet été, les températures caniculaires mettraient le réseau très dense de distribution d’électricité, entièrement enfoui, à rude épreuve. Il y aurait eu quatre pannes d’importance à Paris en moins de 3 semaines.
Le 29 juin, il y eut au moins 3 incidents successifs dans le XVIIIe, qui pénalisèrent « 2 300 foyers ».
Le lundi 5 juillet, à la suite d’un incendie dans une galerie souterraine, la tour Montparnasse et une partie des XIVe et XVe ont été « victimes d’une grosse coupure ».
Le 12 juillet, dans l’après-midi, quelque 11 000 habitants du XVe ont été privés électricité, la panne touchant aussi « le secteur ultra sensible de l’hôpital Georges-Pompidou et de l’Institut Pasteur ».
Le 13 juillet, les IXe (ouest), XIVe (principalement le quartier Pernety) et XVIe ont été partiellement privés d’électricité.
Interrogé par le Parisien, Christian Vivès, directeur d’ERDF Paris, disait constater « en moyenne un incident par jour. Depuis quelques jours, ce chiffre est multiplié par deux ou par trois. La plupart des incidents ne donnent pas lieu à des pannes qui durent longtemps ».
Le fait que le réseau parisien soit enfoui le protège des chutes de branches, de la neige et d’autres problèmes aériens, mais le fragilise en période de fortes pluies, crues ou canicule.
Pour Christian Vivès : quand il fait 33°C le bitume peut dépasser facilement 70 et faire sauter certains composants du réseau.
Selon lui, notre réseau n’est pas vieillissant, régulièrement entretenu (7% des jonctions par exemple furent renouvelées cette année), et 25% des coupures observées auraient pour origine des interventions préventives d’ERDF.
Certains rappellent que, par le passé, ERDF aurait reconnu une sensibilité anormale à la chaleur de certaines boîtes de jonction. Serait-ce une des pistes ?
André Balbo
Sources : Le Parisien, Energie2007

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