Selon la dernière étude établie pour la région parisienne par l’Observatoire des investissements internationaux KPMG Opinionway, Paris bénéficierait d’une image extrêmement positive auprès des dirigeants de firmes internationales. Mazette ! La région capitale se classerait en effet 3e, c’est-à-dire immédiatement derrière Londres et New York, devançant encore très nettement Shanghai et Tokyo.
Pour le 25e anniversaire de l’association Paris Ile-de-France Capitale économique, l’étude devait être présentée à Maurice Leroy, ministre de la Ville et du Grand Paris.
Une lecture plus fine de l’étude montre malgré ce classement des zones d’ombre. Ainsi certaines régions du monde, comme l’Asie-du-Sud-Est, sont davantage tournées vers les pays du Pacifique.
Berlin fait son entrée parmi les 10 régions les plus attractives, ce qui souligne, si nécessaire, à quel point la concurrence est vive.
Il faut de plus distinguer les critères objectifs des critères subjectifs, les décideurs exprimant de fortes différences entre les premiers… et leurs décisions.
Sur les critères objectifs (stabilité politique, infrastructures, immobilier, croissance économique, par exemple) la région parisienne ne serait que 7e, loin derrière NYC, Shanghai, Londres, Berlin, Bombay.
« Les investisseurs fondent leur choix essentiellement sur la croissance et l’importance du marché, et il faut reconnaître que la qualité de vie n’est pas un facteur déterminant pour eux », résume Pierre Simon, qui préside l’association. Beaucoup reste à faire.
Disponibilité de l’immobilier d’entreprise ? « Paris n’apparaît jamais parmi les 5 premières places mondiales, or c’est le premier marché d’Europe pour les bureaux, et le 2e du monde derrière Tokyo. »
Les pays en voie de développement ? « Nous devons accentuer nos efforts vers eux. Si nous ne pouvons pas leur assurer une croissance de 8%, nous pouvons leur permettre d’acquérir l’expérience des marchés matures et de se familiariser avec les normes techniques et sociales auxquelles ils seront confrontés à l’avenir. »
Dans cette stratégie, le projet Grand Paris, bien perçu à l’étranger, peut devenir un atout maître si les différentes structures qui s’en réclament parviennent à lui donner corps et homogénéité.
Comment le ministre fera évoluer le dossier dans les mois qui viennent ?
André Balbo
sources : Les Échos, KPMG Opinionway, Paris Ile-de-France, capitale économique

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