Les pompiers ont recensé en 2010 plus de 18 000 départs de feu à Paris et dans les 3 départements limitrophes (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, et Val-de-Marne). Ce chiffre, important, serait relativement stable d’une année sur l’autre.
Sur les mêmes territoires, les incendies ont été la cause de 54 décès, un bilan nettement plus élevé que celui de 2009.
Plus de 80% des sinistres ont pour origine une « erreur humaine » comme la surcharge d’installations électriques, la mauvaise utilisation d’équipements, etc. Selon la brigade des pompiers de Paris, la proportion des incendies criminels dans ces 4 départements reste marginale.
70% des incendies mortels se produisent la nuit et la première cause de décès est l’asphyxie. Pour cette raison, le lieutenant-colonel Le Testu des Pompiers de Paris se félicite du fait que les détecteurs de fumée seront rendus obligatoires dans 4 ans dans les habitations.
Les pompiers envisagent également de créer, dans le but d’éviter ce type de drames, un Cepar (Centre d’éducation des populations aux risques) où des spécialistes dispenseront au public des cours de prévention.
Il est vrai que les incendies et les accidents domestiques tuent chaque année davantage que la route en France.
8 décès viennent encore de se produire tout récemment dans la capitale, d’origine accidentelle ou criminelle :
3 le 11 janvier au 39 rue Stephenson dans le XVIIIe ;
1 le 19 janvier rue Barsacq dans le XVIIIe ;
1 le 22 janvier avenue Ledru-Rollin dans le XIe ;
2 le 11 mars avenue de Saint-Ouen dans le XVIIIe ;
1 le 13 mars rue des Moines dans le XVIIe.
On peut remarquer le tribut particulièrement lourd payé par le XVIIIe.
André Balbo
sources : Brigade des Pompiers de Paris, Le Parisien

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