
Sans doute, les plots, les prix exorbitants des parkings souterrains (quelques minutes dépassées, et c’est une heure de plus décomptée), les parcmètres à carte, les interdictions de stationner la nuit sur des places livraisons inoccupées, le zèle dont faisaient preuve les agents de la circulation dans leur distribution de PV ont fini par entamer l’émouvante relation que les habitants entretenaient avec leur ville.
L’exaspération a remplacé les autres formes de communication, les accidents graves ont remplacé les heurts, les livreurs, les chauffeurs de bus, les scooters, les motards, les automobilistes, les camionnettes, les taxis, les vélos se supportent plus qu’ils ne se respectent... Bref ces derniers temps, l’espace public de circulation avait des airs de métro un jour de grève à l’heure de pointe.
Certains se demandaient d’ailleurs si les touristes se rendaient compte de quelque chose.
Conduire est devenu un calvaire pour tous, sans toutefois que les solutions de transport collectif adapté soient toujours au rendez-vous.
En effet il fallait changer quelque chose :
Mme Annick Lepetit - adjointe chargée des déplacements, des transports et de l’espace public -, Michel Gaudin, Préfet de Police, Jean Depraeter - Président du groupement des Activités du Transport et de la Manutention en Région Ile de France (GATMARIF)-, Geneviève Roy - Présidente de la Délégation de Paris de la chambre du Commerce et de l’Industrie de Paris (CCIP)-, et Christian Le Lann - Président de la Chambre des Métiers et de l’Artisannat de Paris (CMAP)-, signent cet après-midi 27 mai 2010 une charte d’engagements pour généraliser à l’ensemble des arrondissements parisiens le dispositif autorisant les automobilistes à stationner sur les zones de livraison la nuit entre 20h et 7h du matin ainsi que le dimanche et les jours fériés.
Déjà expérimenté dans le 3e et le 17e arrondissement depuis mars 2009, le bilan reste positif.
Ce dispositif pourrait se déployer dès cet été sous réserve d’une signalisation pédagogique à l’usage des commerçants et automobilistes.
Toutefois, certaines zones de livraison prioritaires (comme devant des supérettes, des boulangeries, des hôtels) ne partageront pas leur espace la nuit.
Une excellente nouvelle donc, puisque s’ajoute naturellement à ce dispositif une trêve des enlèvements de nuit pour motif de stationnement sur des places de livraison.
Illustration : Merlin Bigorie

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