Dans un communiqué officiel transmis à notre rédaction, Bertrand Delanoë a réagi suite à la remise en liberté du cinéaste iranien Jafar Panahi. "J’apprends avec joie sa libération, après trois mois de détention et une grève de la faim courageusement entamée il y a dix jours, écrit le Maire de Paris. Militant de la liberté et symbole d’une expression artistique qui ignore les frontières et les diktats, Jafar Panahi est resté debout malgré des conditions d’emprisonnement épouvantables. Au nom de Paris et en mon nom personnel, je veux lui exprimer notre admiration et notre soutien total dans le combat qu’il mène, au nom de la justice, de la liberté d’opinion et d’expression artistique."
Rappelons que le 22 mai 2010, Bertrand Delanoë envoyait un message à Gilles Jacob, Président du Festival de Cannes, afin d’apporter son soutien au metteur en scène. "A l’heure où s’achève le Festival de Cannes, et où le cinéma mondial a les yeux tournés vers les choix opérés par le jury du Festival, mes pensées vont vers la chaise vide qui sera vue par les téléspectateurs du monde entier et qu’aurait dû occuper le cinéaste iranien Jafar Panahi, écrit l’édile. Le message publié par La Règle du jeu, dans lequel il décrit les conditions épouvantables d’emprisonnement qui sont les siennes et annonce sa décision d’entamer une grève de la faim, me touche et m’effraie particulièrement. Tout comme me touche sa foi renouvelée dans le cinéma au moment même où sa liberté est atteinte et sa vie menacée... Au nom de Paris, capitale de tous les cinémas, et en mon nom propre, je veux dire ici mon attachement indéfectible à la liberté sans laquelle l’art ne serait pas."
Jafar Panahi a finalement été libéré sous caution mardi 25 mai. "Il va bien", a déclaré son épouse, Tahereh Saeedi.

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