Spectaculaire démantèlement le 29 juin d’un réseau de trafiquants (fournisseurs, intermédiaires et vendeurs), 39 interpellations (10 étrangers en situation irrégulière ont été pris en charge par la DRPP), une saisie de 20 000€ en liquide et de quelques dizaines de mètres cubes de tours Eiffel, des dorées, des clignotantes, des toutes petites comme des plus grandes.
200 policiers, notamment des VIIe et XIIIe, accompagnés des douanes, du groupement d’intervention régional de Paris (GIR 75) et des services de renseignement de la préfecture, ont frappé au cœur le réseau du foyer Adoma de la rue du Chevaleret (XIIIe), après une enquête de 5 mois.
12 gérants chinois de sociétés des IIIe et XVIIIe, d’Aubervilliers et de Noisy-le-Sec (93), fournissaient en tours Eiffel et autres souvenirs des vendeurs à la sauvette sénégalais. Le sac de 50 minitours était cédé 5€, l’unité était revendue 1 ou 2€ aux touristes, butte Montmartre, près de Notre-Dame ou aux pieds de la grande, de l’authentique tour Eiffel ou encore aux abords du château de Versailles.
Chaque année, entre 10 000 et 12 000 contraventions avec saisie de marchandises sont dressées à Paris, mais ce business demeure florissant dans la capitale. Les vendeurs, qui gagnent pour certains jusqu’à 2 000€ par semaine, sont des centaines à arpenter les trottoirs de la capitale.
Pour lutter contre ce phénomène, un amendement du député UMP Philippe Goujon devrait faire de la vente à la sauvette un délit passible de 6 mois d’emprisonnement et de 3 750€ d’amende. Et les personnes interpellées courir le risque d’être poursuivies pour infraction à la législation sur les étrangers, pour aide au séjour irrégulier en bande organisée et pour association de malfaiteurs.
Maintenant que ce réseau de tours Eiffel a été démantelé, la police va très certainement pouvoir se préoccuper davantage des autres réseaux, qui vendent toutes sortes de produits illicites et tiennent le pavé au vu de tous dans bien des quartiers de Paris.
Pensez donc ! Face à de tels effectifs, ils ne devraient pas résister bien longtemps !
André Balbo
Sources : Le Parisien

envoyer par mail
Imprimer la page