Encore faut-il s’en approcher et se rendre rue de la Vrillière, dans le Ier, derrière le porche principale de la Banque de France, qui est la banque centrale de la France, une institution bicentenaire, puisque créée par le premier consul Bonaparte le 18 janvier 1800. Son capital appartient à l’État. C’est donc là que se cache ses trésors, vos réserves et les miennes.
La quantité est, bien entendu, exprimée à la louche. Mais ne mégotons pas.
À l’occasion des Journées du patrimoine, sans aller jusqu’à faire visiter cette salle très secrète pourvue, paraît-il de quelque 720 piliers, une barre d’or en sera remontée, et présentée au public dans sa reconstitution, elle aussi souterraine.
Une grotte de Lascaux bis, en quelque sorte. Juste un peu plus bling bling. Mais celle-ci visitable sans le risque d’abîmer un patrimoine mondial si l’on y restait plus longtemps qu’il ne faudrait, ou si l’on y était venu plus nombreux qu’il n’aurait fallu, ou encore si l’on y avait refusé de porter sur la tête une charlotte de protection qui évite la « pollution capillaire »…
À l’occasion des Journées du patrimoine, plus de 6 000 visiteurs sont attendus à la Banque de France. Le bureau du gouverneur sera lui aussi accessible, mais bof, préférez lui les salons de l’Hôtel de Toulouse, plus excitants, avec notamment cette toile de Fragonard, unique par sa taille, même si les dimensions de l’Électricité de Raoul Dufy, qui n’a pas été volée, et pour cause, au palais de Tokyo, la surclassent de loin.
La galerie Dorée, décidément, longue de 40m, a été dessinée par François Mansart en 1713. Boiseries somptueuses, stucs reconstitués à l’identique…
Banque de France, 2, rue Radziwill 75001 Paris Samedi 17 et dimanche 18 septembre 2011, de 10 à 18h.
André Balbo
Sources : Journées du patrimoine, Le Parisien

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