La pause de midi au cinéma, c’est ce que propose, une fois par mois, de janvier à juin, à la BnF, le cycle intitulé le Cinéma de midi, consacré cette année au travail sous toutes ses formes : dockers en lutte, artisans, pêcheurs et autres travailleurs de la mer, mineurs mais aussi écrivains ou artistes se racontent dans l’objectif de grands documentaristes parmi lesquels Ken Loach, Joris Ivens ou Georges Rouquier.
Composée de deux films courts, chaque séance croise les regards de deux cinéastes, confronte des époques ou des pays différents.
12h30 - 13h30 Entrée libre
Mardi 18 janvier 2011 : Le cinéaste, l’artisan : Georges Rouquier
Le Chaudronnier, de Georges Rouquier (1949)
Le métier de chaudronnier, venu du fond des âges, sous le regard du « saint patron » du documentaire
français.
Georges Rouquier, artisan cinéaste, de Leila Senati (1968)
Le grand cinéaste des paysans et des artisans parle de son parcours et de son métier.
Mardi 8 février 2011 : Les travailleurs de la mer
Goémons, de Yannick Bellon (1948)
La vie âpre et rude des ouvriers agricoles engagés à l’année pour récolter le goémon sur l’île de
Béniguet dans le Finistère. Grand Prix du documentaire à la Biennale de Venise en 1948.
Des yeux plus grands que les oreilles, de Jean Arlaud (1989)
Trois pêcheurs de la rade de Hyères nous révèlent les savoirs ancestraux en matière de pêche, de
fabrication et de réparation des filets. Comme le dit l’un d’eux, parlant de cet univers de gestes
rapides et précis : « Il faut avoir des yeux plus grands que les oreilles » pour apprendre le métier.
Jeudi 10 mars 2011 : Dockers en lutte
Vivent les dockers !, de Robert Ménégoz (1950)
Pendant l’hiver 1949-1950, les dockers des ports français se mobilisent contre la poursuite de la
guerre d’Indochine. L’une des grandes heures de la production militante sous influence communiste.
Les dockers de Liverpool, de Ken Loach (1996)
Connu pour ses engagements, le réalisateur anglais se fait le témoin de la pugnacité et de l’esprit
de solidarité des dockers anglais tout au long de l’année 1995, dans leur bataille contre la précarité
et pour de meilleures conditions de travail.
Mardi 26 avril 2011 : Ecrivains et artistes
Un grand verrier : Maurice Marinot, de Jean Benoît-Lévy et René Chavance (1934)
Soufflant, sculptant la matière en fusion, l’artiste montre ici les différentes techniques qu’il utilise
pour créer ses oeuvres.
Izis Bidermanas, Anne Aizieu (1965)
Où le photographe parle de sa vie et de son oeuvre, avec le témoignage de son ami Jacques
Prévert. En contrepoint, ses photos de Paris, de la Seine ou encore des petites gens ou des fêtes
foraines.
Marie Darrieussecq, de Timothy Miller (2000)
La romancière s’explique avec vivacité et précision sur son travail d’écriture.
Mardi 24 mai 2011 : Regards sur la mine
Misère au Borinage, de Joris Ivens et Henri Storck (1933)
Film fondateur du cinéma belge, Misère au Borinage fixe les images – en partie remises en scène –
d’une lutte historique des mineurs.
Aspects de la mine en Scope (1959)
Le fond de la mine n’existe pas seulement en teintes noir et blanc : les Charbonnages de
France la montrent ici dans le format du grand spectacle, en Cinemascope et en couleurs.
Left behind, de Fabian Daub et Andreas Gräfenstein (2008)
À Waldenburg, en Pologne, afin de gagner de quoi survivre, d’anciens mineurs que la société a
abandonnés à leur sort extraient du charbon de puits fermés depuis longtemps. Le film démarre sur
un air léger, et pourtant...
Mardi 21 juin 2011 : Fête de la musique
Stravinsky, de Roman Kroitor et Wolf Koenig (1965)
Le grand compositeur dirige l’Orchestre symphonique de Radio Canada pendant une séance
d’enregistrement en studio de sa Symphonie des psaumes. En parallèle, des extraits d’entretien
avec lui, son épouse et le compositeur Nicolas Nabokov.
Plein chant, de Serge Steyer (1998)
Dans ses activités de professeur de chant et de chef de coeur, Catherine Fender cherche
inlassablement à transmettre son plaisir de la pratique musicale.
logo : Georges Rouquier - © Les Documents Cinématographiques

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