Si elle n’est pas encore en panne sèche, l’Ile-de-France fait néanmoins partie des régions particulièrement touchées par la pénurie de carburants. Le Val-de-Marne a même été déclaré en "situation critique" par le ministre de l’Ecologie et de l’Energie... La faute au fameux projet de réforme des retraites sur lequel le dialogue entre gouvernants et syndicats semble toujours impossible.
Conséquence : les douze raffineries françaises sont paralysées et plusieurs dépôts de carburant sont bloqués. A la pompe, l’essence se fait rare et les automobilistes doivent faire la queue de longues minutes avant d’espérer pouvoir faire le plein. Alors, face aux actions des salariés, nos dirigeants se remuent. Défendant ce qui relève pour lui d’une "liberté fondamentale", Nicolas Sarkozy a ordonné le déblocage de tous les dépôts de carburant occupés par des opposants à la réforme des retraites. Les forces de l’ordre sont ainsi intervenues dans plusieurs centres stratégiques, dans l’ouest de la France. De son côté, le ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, a souligné que le gouvernement était "déterminé à rétablir une distribution normale des carburants" dans les stations-service. Le recours massif aux importations serait envisagé en cas de durcissement de la crise.
Pourtant, à quelques jours des vacances de la Toussaint, la situation est toujours préoccupante. Près de 4000 des 12 500 stations du pays sont toujours en attente d’approvisionnement et certains craignent déjà un début de pénurie alimentaire. En manque de carburant, les camions ne pourront en effet plus assurer le ravitaillement des grandes surfaces à partir de la semaine prochaine...

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