Après l’échec des discussions avec le patronat, les syndicats des entreprises de sûreté (ICTS France, Securitas, Brink’s, Alyzia Sûreté, I Sec, Vigimark, Samsic, Serris, Securus), qui contrôlent les passagers avant l’embarquement et emploient 10 000 salariés qui avaient lancé le 16 décembre un mouvement de grève nationale interentreprises, ont décidé le 18 décembre 2011 de reconduire dès le 19 leur mouvement de grève.
Ainsi le trafic aérien de l’aéroport de Lyon s’en trouve-t-il fortement perturbé, et des retards s’accumulent à Roissy-Charles-de-Gaulle, comme, bien que moins fortement, à Toulouse.
Les syndicats réclament des négociations au niveau de la branche sur les conditions de travail et les salaires, ceux-ci s’échelonnant entre 1 100 et 1 400€ en moyenne, selon les syndicats, 1 600 selon le patronat du secteur.
Selon l’intersyndicale, lors de la réunion avec le patronat qui se tenait le 18 à Roissy, rien de sérieux n’aurait été proposé si ce n’est la mise en place pure et simple d’un calendrier de négociations « sous réserve que nous reprenions le travail ».
« Nous avons tous refusé, nous sommes sortis et la grève est prolongée », dans l’attente de « propositions salariales concrètes ».
A Roissy, le dimanche, où 93 000 passagers étaient attendus, les files d’attente au contrôle pouvaient durer jusqu’à une heure et demie, selon les heures de la journée. Elles concernaient principalement les terminaux 2F et 2E, et dans une moindre mesure les terminaux 2A, 2B, 2C et 2D, selon une porte-parole d’Aéroports de Paris (ADP).
Les 640 départs du jour étaient néanmoins maintenus, avec des retards moyens enregistrés de 40 minutes.
L’aéroport de Toulouse ne subissait de son côté que des retards au départ de 15 mn en moyenne mais aucun vol annulé.
Les autres aéroports français, Orly compris, fonctionnaient normalement.
André Balbo
sources : Libération, Intersyndicale, ADP

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