Le 10 mai, sur RMC, Nathalie Kosciusko-Morizet, notre ministre de l’Écologie, s’est déclarée « vraiment inquiète » de la sécheresse en cours, estimant qu’on allait « sur quelque chose qui peut être très, très pénalisant ».
Depuis le 6 mai, 17 départements, principalement dans la moitié Nord de la France, sont concernés par des arrêtés préfectoraux de restriction d’eau, et les limitations seraient les plus fortes dans le Val-de-Marne (Ile-de-France) et en région Poitou-Charentes, où les prélèvements ont déjà été réduits au moins 5 jours sur 7.
Une telle sécheresse, en cette période de l’année, n’aurait été vue « sous nos climats » qu’il y a une cinquantaine d’années.
Selon Michel Schneider, climatologue à Météo France : « Dans de nombreuses régions, les sols superficiels sont exceptionnellement secs. Leur état est celui observé habituellement fin juin ou début juillet. »
Et effectivement, le mois d’avril a été le plus chaud depuis 1900 après celui de 2007, avec une température supérieure en moyenne de 4°C, et il fut l’un des plus arides depuis 1959.
NKM a lancé pour la mi-mai un « comité sécheresse », qui se réunira « toutes les 6 semaines », afin d’ « aider les usagers à anticiper la situation possible d’ici à l’été ». Un plan national de préparation au changement climatique, comportant des mesures de réduction des usages de l’eau, doit aussi être présenté en juin.
Il comportera, selon elle, des « mesures structurelles de réduction de notre consommation en eau. J’ai un objectif de -20 % de consommation en eau en 2020 », dont la réduction des « fuites des réseaux d’eau potable » et des « économies de consommation », comme la « réutilisation d’eaux usées pour les communes » ou la « récupération d’eau de pluie ».
André Balbo
sources : RMC, Le Monde, ministère de l’Écologie

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