L’indicateur synthétique CCIP-Entreprises issu des résultats de la 36e enquête de conjoncture réalisée entre le 5 et le 23 septembre pour la Chambre de commerce et d’industrie de Paris par Médiamétrie, atteste d’une inquiétude persistante des dirigeants dans le cadre d’une conjoncture ralentie, accentuée par la crise financière.
L’enquête 2011 conduite auprès de 5 000 entreprises de moins de 500 salariés représentatives du tissu économique de Paris petite couronne et du reste du territoire national indique que les chefs d’entreprises affichent un pessimisme record, au niveau de celui exprimé lors de l’enquête de septembre 2008.
Différents indicateurs (chiffres d’affaires, situation financière, investissement, emploi) traduisent un ralentissement de l’activité des entreprises sur les six derniers mois et une inquiétude réelle pour les mois à venir. De ce point de vue, la situation du commerce de détail non alimentaire apparaît particulièrement préoccupante. Le niveau d’inquiétude ressenti par les grandes entreprises est inhabituellement proche de celui des PME.
En matière d’emploi, l’inquiétude domine dans les PME/PMI puisque seulement 15 % des dirigeants prévoient d’embaucher dans les six prochains mois. Un quart des grandes entreprises anticipent une hausse de leurs effectifs contre un tiers l’an dernier.
Pour 59 % des entreprises, la crise financière en cours est susceptible de remettre en cause des projets d’investissements. Dans un contexte de moindre demande de financement, aucune tension n’est soulignée entre les chefs d’entreprises et leurs banques. « Nous gérons la plate-forme téléphonique du Médiateur du crédit et n’avons pas enregistré de hausse du nombre d’appels depuis la rentrée » remarque Pierre-Antoine Gailly, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris
Au final, et quels que soient le secteur et la taille des entreprises, 60 % des chefs d’entreprises considèrent inévitable, à court terme, une détérioration de la situation économique de la France.
« La révision à la baisse des projets d’investissements fragilise les prévisions officielles de taux de croissance et donc de réduction des déficits publics. Le respect impératif de cet objectif devra être obtenu par une plus grande rigueur sur les dépenses ». souligne Pierre-Antoine Gailly.
Communiqué de la CCIP du 4 octobre 2011

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