L’établissement public, qui gère quelque 70 ports fluviaux en amont de Rouen, sur la Seine et ses affluents, a connu cette année, en dépit de la crise économique, une croissance de 20,9%.
Ports de Paris inscrit son développement dans la mise en place du Conseil de coordination interportuaire entre Paris, Rouen et Le Havre, afin notamment d’harmoniser leurs politiques commerciales et d’investissement. Cela intègre le projet du Grand Paris qui se profile, et le percement du canal à grand gabarit Seine / Nord Europe, dont l’inauguration est prévue sensiblement entre 2015 et 2020.
Un moment donc particulièrement favorable pour une réflexion stratégique, qui devrait aboutir à la fin de cet été.
Porté également par les préoccupations environnementales et les performances en ce domaine du transport fluvial par rapport au routier (2,5 fois moins d’émission de gaz à effet de serre à charges égales), Ports de Paris envisage de grands investissements logistiques en Ile-de-France, comme notamment la création d’une nouvelle plate-forme portuaire à Achères (Yvelines). Cette zone présenterait l’indéniable avantage d’être située au confluent de la Seine et de l’Oise, et au débouché du canal Seine-Nord.
Ports de Paris sera l’un des principaux partenaires incontournables de la Ville de Paris dans son tout nouveau projet d’aménagement des voies sur berges de la capitale. On peut aisément imaginer que certains ajustements devront être trouvés entre le fort développement attendu de l’un, et la recherche d’un cadre de vie « plus écologique » de l’autre. Les deux n’étant d’ailleurs pas « substantiellement » antagonistes.
André Balbo
Source : Les Échos

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