Tout d’abord souvenons-nous que ce département est le plus riche de France. Imaginez un instant qu’il tombe dans de mauvaises mains ! Nous serions bien embêtés, non ?
Patrick Devedjian est un sportif en forme. Il aime la compétition, et il commence à lâcher quelques coups avec réussite. Complètement libéré de sa vassalité au Président de la République, ce bel athlète pourrait faire des merveilles. Ça devrait venir bientôt, bien conscient qu’il est de jouer désormais sa survie politique…
Le 4 février, il confie ainsi au Talk Orange/Le Figaro, ce que tout le monde sait déjà, mais il est vrai que c’est encore plus savoureux et documenté de sa bouche : « Levallois est une des villes les plus endettées de France ». La ville, « détenue » par Patrick et Isabelle Balkany, qui réagissent si promptement aux accusations d’une gestion qui rappellerait les « écuries d’Augias », serait « en alerte rouge auprès de la chambre régionale des comptes ». Selon Patrick Devedjian : « l’époque où l’argent coulait à flot » serait révolue.
Ne boudez pas votre plaisir. Suivez donc son conseil et courez jeter un œil au rapport de la Cour des comptes : http://www.scribd.com/doc/16924572/...
Le 3 février au soir, une soirée fut organisée à Levallois. Elle rassembla la fine fleur des Hauts-de-Seine, avec les ministres Frédéric Lefebvre et Valérie Pécresse, le Prince Jean (Sarkozy), Roger Karoutchi et André Santini. Patrick Devedjian était le grand absent de la soirée.
Candidat à sa propre succession à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian demeure persuadé que le fils du chef de l’État veut sa mort politique et la présidence des Hauts-de-Seine. Comme le jeune homme a adressé une lettre aux élus du département pour un « Changement de Cap », Devedjian a eu beau jeu de dire à son sujet le 6 février, alors qu’il était invité de Dimanche+, sur Canal+ : « Il a dit qu’il n’était pas candidat, et donc lancer un programme quand on n’est pas candidat, c’est curieux ».
Et le Prince Jean de rétorquer le 6 au soir par mail en plusieurs langues : « Conformément à ce que j’avais dit à plusieurs reprises, je ne suis pas candidat, ni aujourd’hui, ni demain, ni après-demain ». Patience, encore un peu de temps... (Apocalypse, selon Saint Jean).
Patrick Devedjian, également interrogé pour savoir si l’avis de Jean Sarkozy « pèsera » sur le choix du futur président, a répondu : « Certainement ». Et celui de son père ? « Encore plus ».
Imaginez un tel champion lâchant vraiment ses coups ! J’en rêve…
Interrogé encore sur l’affaire de l’Epad (le Prince Jean fut candidat en 2009 à la présidence de cet établissement public du quartier d’affaires de la Défense, mais renonça du fait d’une vaste polémique et d’éclats de rire planétaires), Patrick Devedjian a estimé que « ça avait fait du mal à l’UMP d’une manière générale ». « On m’en parle encore aujourd’hui (...), ce n’est pas une bonne image c’est sûr ».
André Balbo
sources : Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France, Le Télégramme, France-Soir, Canal+, Talk Orange/Le Figaro

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