Finies les querelles de personnes, maintenant il faut bosser ? C’est tout bonnement au palais de l’Élysée que Nicolas Sarkozy a convoqué les élus UMP parisiens pour établir un véritable plan de bataille contre la municipalité socialiste.
Pour l’entourage de Bertrand Delanoë, cette pratique était éminemment insupportable : « Il est étonnant de voir les élus UMP de Paris tenter d’aller chercher auprès de l’État l’appui et la légitimité que ne leur ont pas donnés les Parisiens au cours des dernières élections. (…) On se demande d’ailleurs si c’est vraiment le rôle du président de la République de tenir ainsi à l’Élysée des réunions politiques strictement partisanes (…) qu’il coache un groupe d’opposition dans une assemblée locale ».
En fait, ce 1er décembre à l’Élysée, eut lieu un débat de fond UMP sur l’avenir de Paris, sur les dossiers, la stratégie, dans une ambiance détendue, studieuse et conviviale de réunion de travail.
L’ensemble des sujets développés par Nicolas Sarkozy ne formeraient-ils pas un plan d’action pour reconquérir la capitale ? L’aménagement des voies sur berges, la construction de logements sociaux et le logement des classes moyennes, la reconstruction du forum des Halles, la gestion des hôpitaux, et la rénovation du quartier des Batignolles, qu’il voudrait voir confié à l’Atelier international du Grand Paris.
Une fois les « éléments de langage » échangés, les dossiers ouverts, la stratégie brossée, se posera la question finalement assez complexe de la désignation de celui qui, à droite, sera en charge de diriger la bataille de Paris. Sur le sujet, nous serions pour le moment dans un scénario pas très éloigné de la valse des egos de la primaire socialiste.
Les élections municipales auront lieu en 2014, et les candidats potentiels sont pléthore.
Rachida Dati, maire du VIIe, n’a pas caché sa détermination à devenir maire de Paris. Il lui faudrait pour cela, et ce n’est pas gagné, être crédible en éventuelle tête de liste de la majorité présidentielle, et remporter une des circonscriptions parisiennes lors des législatives de 2012.
Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris, a été le premier à dire : « François Fillon est le meilleur candidat de la reconquête », et le terrain semble être préparé puisque par exemple Jean Tiberi, député-maire du Ve, serait prêt à lui céder sa place. Mais François Fillon se présentera-t-il ?
Dans le cas contraire, Pierre Lellouche, député parisien UMP et secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, réfléchira très certainement à sa propre candidature.
Chantal Jouanno, ministre des Sports, fut tête de liste parisienne lors des élections régionales. Elle serait certainement candidate à l’investiture UMP dans une des circonscriptions de Paris.
Et Jean-Louis Borloo, ancien ministre de l’Écologie ? Ne l’oublions pas.
2014 approche et, pour le journal le Monde, il restera « à celui qui s’extirpera de cette primaire fratricide à battre le candidat de la gauche ».
André Balbo
sources : Le Parisien, Le Monde, France Inter

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