Sur les 170M€ de recettes de la Fédération française de Tennis, le tournoi de Roland-Garros en génère 140. Poussée par les standards internationaux des autres grands tournois, la FFT est à la veille de prendre une décision difficile. Elle est condamnée à l’extension du fait du manque actuel de ses installations couvertes, et du manque d’espace tant pour le public que pour les joueurs qu’elle accueille.
Même s’il a été dit, en décembre 2010, que parmi les concurrents (Gonesse, Versailles, Marne-la-Vallée, Paris), la capitale se détachait grâce à ses nouvelles propositions (bail de 99 ans, et rémunération variable de sa concession notamment), l’option de la délocalisation voire du changement de nom (le naming de la future enceinte) a toujours ses partisans parmi les membres de l’Assemblée fédérale qui se réunira pour trancher les 12 et 13 février 2011.

Le projet de Versailles (qui regroupe la ville, l’agglomération, le Conseil général des Yvelines, le musée… et l’Établissement public Paris-Saclay) doit être présenté à la Fédération le 8 janvier 2011. Ce candidat est dangereux et ses appuis solides. Sa victoire arrangerait par rebonds plusieurs dossiers en confortant, mais ce n’est qu’un exemple, la création d’une station de la double boucle du Grand Paris, dont l’intérêt est pour l’instant fortement contesté par les spécialistes des transports.
Selon Gilbert Ysern, le DG de la FFT : « Le projet parisien, qui implique des travaux par tranches sur 3 ans et quelques perturbations, est chiffré à 250M€. Celui de Gonesse est du double. Pour Marne-la-Vallée et Versailles, il est encore un peu plus élevé ».
Cécile Duflot et le groupe des écolos d’Ile-de-France se sont clairement positionnés contre le projet parisien dans la mesure où il installerait un nouveau court de tennis de 5 000 places empiétant sur une partie des serres d’Auteuil, essentiellement les serres dites chaudes qui abritent des espèces de plantes rares.
Balles neuves !
André Balbo
sources : Fédération française de Tennis, Les Échos

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