Il n’a pu échapper à personne que le petit coup de froid de ces derniers jours a méchamment fait tomber une grande masse de feuilles mortes. Pas toutes encore : les faux acacias et les chênes verts résistent encore, mais les platanes, les érables, les chênes rouges du Canada, les tilleuls et les marronniers donnent vraiment l’impression d’avoir fait leur possible.
Le ramassage des feuilles mortes est à Paris un chantier de l’automne, traditionnel mais considérable : près de 35 000 tonnes doivent être collectées, enlevées des rues et des parcs de la capitale, rassemblées, et stockées.
Depuis 2009, sur 34 sites parisiens on en transforme une partie qui, après avoir été mélangée avec du fumier récupéré à la Ferme de Paris et à l’atelier de chevaux du Bois de Vincennes, sera utilisée en compost pour nourrir les nouvelles plantations. Ou même en paillage, pour freiner l’évaporation de l’eau et éventuellement éviter le désherbage.
Toutes les feuilles ne se prêtent pas à de telles valorisations. La feuille du platane est dure et ne pourrit pas. Celle du marronnier doit être brûlée pour éviter le risque de contagion (par la mineuse, un insecte destructeur)
André Balbo
sources : Paris.fr, Le Parisien

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