Si l’on vous dit "biscuit", à quoi pensez-vous ? "Nantais" ? Bien vu ! Mais c’est peut-être réducteur... Nantes est certes indissociable de sa tradition de biscuits et de tout ce qui relève des délices sucrés que l’on aime à grignoter. Nous le savons, la présence de l’usine LU et de la fameuse Biscuiterie Nantaise n’y est pas pour rien - sans oublier les galettes de Saint-Michel pas éloignées. Toutes deux installées à Nantes à la fin du XIXe siècle, elles ont marqué à la fois l’économie comme la petite gastronomie. Et elles ont bien marché : LU lance sa fameuse Paille d’or en 1905, tandis que BN fait un premier carton avec son Cas’Croûte en 1932, puis récidive en 1965 avec... Choco BN. Que celui qui n’en a jamais mangé nous jette la première pierre.
On peut même penser que cette tradition pour le goût du sucré est due aux raffineries. N’oublions pas qu’au XIXe siècle, Nantes est le premier pôle de production de sucre en France. Songeons à la raffinerie Béghin-Say, encore debout du côté du MIN. Bien sûr, point de canne à sucre à Nantes. L’enrichissement dû à cette ressource résulte du commerce avec l’Outre-Mer où sont situées les plantations.
La gastronomie sucrée à Nantes doit énormément aux Antilles, d’où provenait la matière première. Étrangement, jamais les recettes de nos biscuits n’ont rendu hommage à ces contrées éloignées de la métropole. Alors les cuistots locaux s’en sont chargés : le Gâteau nantais est une spécialité parmi les plus délicieuses ! Sucre, amandes en poudre, gelée d’abricots, citron, rhum des Antilles, punch, un délice léger. Comment ça, calorique ? Le sucré est un tradition nantaise !

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