Je danse. Depuis des jours, je danse inlassablement. Dans mon salon, dans ma douche... à l’appel du soleil, des températures printanières qui se font trop rares à mon goût.
Hier soir, après un apéro trop long, un diner trop tard, j’ai observé ce bon vieux Tlaloc, Dieu de la pluie, déverser avec acharnement ses trombes d’eau sur notre Terre du Marais, après avoir lancé Oli dans les îles Australes. Trop épuisée, assommée par ces News calamiteuses qui me faisaient réaliser qu’il y a pire ailleurs, j’ai décliné. Je n’ai pas dansé.
Contre toute attente, le Printemps nous a donné un doux avant-goût de chaleur qui réchauffe les cœurs et ravive les esprits endormis. Après quelques heures de boulot avec ce soleil qui me chauffait l’échine et illuminait mes feuillets, radiateur éteint, fenêtre ouverte, j’ai adressé mes vœux à Zeus et ses potes « Encore ! Encore ! Merci ! ».
J’ai enfilé une tenue colorée, iPod à la main, baskets aux pieds, prête à conquérir ma quête de bonne santé en dévalant les rues jusqu’au Jardin des Plantes (aïe, je sais, honte à moi, je suis passée de l’autre côté) pour y lâcher quelques expi de nicotine et m’enivrer d’un peu de nature en inspi. 42 minutes, réparatrices même si exténuantes.
Poumons et chakras ouverts. Déjeuner en terrasse bien mérité. Vite, je file, le soleil est toujours là.
Pourvu que ça dure.
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