Créé en novembre 2010, le mouvement européen antiraciste European Grassroots Antiracist Movement (EGAM) regroupe une quarantaine d’associations des 27 pays de l’UE. Ce mouvement, emmené par l’organisation française SOS Racisme, a organisé la « première nuit européenne du testing » dans la nuit du samedi 5 mars.
Selon le communiqué de SOS Racisme/EGAM : « Dans plus de 15 capitales (ou grandes villes) européennes (...) 34 établissements ont présenté des pratiques discriminatoires sur des bases ethniques, à leur entrée ». SOS Racisme/EGAM « dénonce une fois de plus un contexte général en Europe de montée des idéologies racistes et de haine, menant à l’exclusion d’une partie des citoyens européens ».
Des « tests » ont été conduits notamment devant des établissements à Tirana, Anvers, Paris, Besançon, Bucarest, Oslo ou Bilbao. Des Roms, des Africains, des Arabes ou des Noirs se présentant devant des discothèques, des bars ou des cafés « n’ont pas pu entrer, au contraire de Blancs (...) et ont été victimes de discriminations ».
Selon l’EGAM, « Bien que des gens soient la cible de discriminations pour des raisons diverses dans les différents pays, les discriminations raciales progressent dans toute l’Europe (...) dans un contexte politique qui favorise cette progression ». Il est rappelé par ces associations que « les forces politiques populistes et d’extrême droite profitent de la crise économique et sociale pour gagner en influence ».
EGAM se veut être une force de proposition pour les autorités européennes et une « voix en Europe » dans le combat contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.
André Balbo
sources : SOS Racisme/EGAM, Le Figaro, Les Échos, Le Progrès

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