Le permis de démolir du Jardin Lalanne a été affiché en fin de semaine dernière et les premiers coups de pioches devraient être donnés en mai.
Si le point final de la concertation officielle sur le projet doit bien être mis aujourd’hui au Conseil de Paris, la grogne perdure et la résistance s’organise autour du futur jardin.
Pour Anne Hidalgo : « C’est vrai que nous allons changer les repères dans ce quartier, mais Paris est une ville qui doit continuer de bouger et d’évoluer. » Sur ce sujet, les Verts ont choisi de s’abstenir, Jacques Boutault, maire du IIe, déclarant même qu’ « un simple réaménagement aurait suffi ».
Le doute planait par ailleurs encore sur la disparition ou le maintien de la place René-Cassin, avec son énorme tête, près de Saint-Eustache. Anne Hidalgo rassure un peu en déclarant que la place finalement restera... mais le lieu ne sera cependant pas refait à l’identique… », le maire avance même : « mais je tiens à ce que l’esprit du lieu soit maintenu ».
Le maire (UMP) du Ier, Jean-François Legaret, a déjà saisi le préfet pour lui demander de vérifier la légalité du permis de démolir du jardin, estimant que plusieurs points sont contestables.
L’association de riverains Accomplir va déposer un recours dans les prochains jours…
Mais Anne Hidalgo est très sûre de ses dossiers et de leur légalité, ayant été particulièrement vigilante, notamment sur le terrain juridique.
D’autres vrais soucis persistent sur ce projet, dont l’intégration du gigantesque toit que sera la Canopée dans le paysage urbain de ce quartier des Halles. Quelles seront les perspectives qui perdureront une fois qu’elle sera installée, sur l’église Saint-Eustache, sur la Bourse du Commerce, sur les principaux axes ? Quel sera son réel impact esthétique sur cet ancien ventre et sur ce prochain cœur de Paris, - ville Monde qui mérite le meilleur -, pour lequel certains riverains et quelques associations s’inquiètent encore bigrement aujourd’hui.
André Balbo
Source : Le Parisien

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