Six premières plaintes ont été déposées lundi, d’autres devraient très certainement suivre, par des homosexuelles prises à partie par des catholiques en bandes, vociférants et violents, et que l’on pourrait presque supposer intégristes. Ces groupes entendaient interdire de façon musclée et définitive le parvis de Notre-Dame aux échanges de baisers. Le jour même de la fête de la Saint-Valentin !
Le 14 février dernier quelques associations gays et lesbiennes avaient appelé à un « kiss-in » devant la cathédrale parisienne pour lutter contre l’homophobie. Devant les « menaces d’extrêmistes religieux », ils s’étaient finalement retrouvés dans un premier temps place Saint-Michel, mais une partie des participants avait tout de même tenté par la suite de s’embrasser devant Notre-Dame. Confrontation.
Quatre personnes avaient été interpellées au cours de ces événements pour violences volontaires et propos homophobes.
À la suite du dépôt des plaintes, l’enquête a été confiée à l’Unité de soutien aux investigations territoriales (Usit).
Quelques images de l’événement ont été montrées sur le site Rue89. On pouvait y entendre et voir d’importants regroupements de jeunes gens d’allure assez sportive, se réclamant je crois d’un pape, dans un latin affirmé, chantant, bien que répétitif, et rappelant des comportements violents et sectaires d’époques que l’on aurait pu croire révolues voire en tout cas interdites.
André Balbo
Source : Le Parisien
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