ILS ONT LEURS 500 SIGNATURES
Nicolas Sarkozy (UMP). Il n’avait aucune inquiétude à avoir pour ses 500 parrainages. Rien qu’avec les 305 députés UMP ou apparentés à l’Assemblée nationale et avec les 132 sénateurs de la majorité présidentielle, le compte est presque bon. A noter que mi-février Christine Boutin puis Hervé Morin (Nouveau centre) ont annoncé retirer leurs candidatures puis leurs ralliements à Nicolas Sarkozy. Le 22 février, c’est Frédéric Nihous (Chasse, pêche, nature et traditions) qui les a imité. Le candidat chasseur avait pourtant réussi à se présenter en 2007 (1,15% au 1er tour), tout comme son mentor Jean Saint-Josse 5 ans plus tôt. Mais cette année, il disposait uniquement d’un peu plus de 250 signatures. Pourquoi ? En 2007, le leader CPNT avait bénéficié d’un certain nom de paraphes d’élus UMP. Le parti de la majorité présidentielle a cette année besoin d’un maximum de voix dès le 1er tour...
François Hollande (PS). Même constat que pour Nicolas Sarkozy. Soutenu par le second parti politique du pays, qui compte des maires partout en France, des conseillers généraux, régionaux, 197 députés PS ou apparentés ou encore 130 sénateurs, François Hollande n’avait aucun souci à se faire. A noter que Jean-Pierre Chevènement (Mouvement républicain et citoyen) a annoncé mercredi dernier son soutien officiel au candidat socialiste.
Marine Le Pen (FN). C’est fait ! Alors qu’il lui manquait encore 25 signatures vendredi 9 mars, selon ses déclarations sur le plateau du Grand Journal sur Canal+, Marine Le Pen a annoncé mardi dernier à l’agence Reuters qu’elle a ses 500 parrainages. Historiquement, le candidat FN a toujours du mal à recueillir les 500 signatures puisque le parti d’extrême droite dirige peu de communes. Raison pour laquelle Marine Le Pen a réclamé l’anonymat des signataires, afin d’éviter que les élus ne subissent des pressions. Mais en février le Conseil constitutionnel a confirmé les règles du jeu pour se présenter à l’élection présidentielle : 500 signatures d’élus rendues publiques suite à la publication de la liste officielle des candidats.
François Bayrou (Modem). Déjà candidat en 2002 et 2007, François Bayrou n’a jamais eu de mal à recueillir un nombre suffisant de parrainages. Le Modem ne compte pas un effectif pléthorique d’élus mais le maillage est tout de même suffisamment important et les soutiens externes au parti suffisamment nombreux pour que François Bayrou soit candidat.
Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche). Le candidat soutenu par le Parti de gauche et par le Parti communiste (PCF) a rassemblé près de 1.100 signatures. Le PCF compte en effet un nombre important d’élus à travers la France, sans compter, par exemple, un groupe de 21 sénateurs et une part non négligeable d’élus socialistes sensibles au discours de Jean-Luc Mélenchon. Découvrez ici les réponses de son équipe de campagne aux questions de lecteurs d’Evous.fr.
Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts). La candidate écologiste a déposé ce jeudi 15 mars 639 signatures au Conseil constitutionnel. Accompagnée de Cécile Duflot, Eva Joly en a profité pour balayer les rumeurs de retrait de candidature : "L’écologie sera présente le 22 avril. Les citoyens pourront choisir un bulletin de vote Eva Joly."
Philippe Poutou (NPA). 572 parrainages pour celui qui a pris la succession d’Olivier Besancenot au pied levé et qui a longtemps fait part de son inquiétude quant à sa capacité à rassembler suffisamment de signatures d’élus. Découvrez ici les réponses du candidat anticapitaliste aux questions de lecteurs d’Evous.fr.
Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière). La candidate trotskiste, successeur d’Arlette Laguiller comme visage de Lutte ouvrière, a déposé mercredi dernier une quarantaine de signatures d’élus au Conseil constitutionnel, ce qui l’amène à un total de 521 parrainages.
Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République). Le président et candidat du parti souverainiste Debout la République a affirmé ce mercredi 14 mars avoir déposé 708 signatures d’élus au Conseil constitutionnel. Pour l’occasion, le député de l’Essonne a mené une marche dans Paris avec ses "missionnaires", les militants partis sur le terrain en quête de signatures. Découvrez ici ses réponses aux questions de lecteurs d’Evous.fr.
Jacques Cheminade (Solidarité & Progrès). La surprise ! Celui qui avait déjà été candidat en 1995 (0,28% des voix au 1er tour) a déposé 538 parrainages d’élus au Conseil constitutionnel dès la semaine dernière. Son programme ? Il est résumé dans le livre-projet Un monde sans la City ni Wall Street. A noter qu’en 2002 et 2007, il n’avait pas réussi à recueillir les 500 signatures. La raison de son succès cette année ? Selon le candidat, son équipe de campagne a commencé à prospecter très tôt auprès des élus. Découvrez ici ses réponses aux questions de lecteurs d’Evous.fr.
ILS N’ONT PAS SUFFISAMMENT DE PARRAINAGES D’ELUS
Corinne Lepage (Cap 21). Ses efforts auront été vains. La candidate écologiste avait lancé ce jeudi son "appel des 40". Il lui manquait alors encore un peu moins de 40 parrainages et avait indiqué être en "négociation active" avec l’écologiste Jean-Marc Governatori afin de bénéficier de certaines de ses 428 signatures. Lundi 12 mars, la présidente de Cap 21 a même rendu public son numéro de téléphone portable (06.63.88.58.44) afin de recevoir les appels des maires "qui veulent faire vivre la démocratie et se refusent à la voir confisquée", selon ses propres termes dans un communiqué. Vendredi soir, Corinne Lepage annonçait 475 parrainages sur Twitter et espérait passer in extremis grâce à quelques signatures qui ont été envoyées directement au Conseil constitutionnel mais le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a rendu publique aujourd’hui une liste de 10 noms. Elle n’y figure pas.
Dominique de Villepin (République solidaire). Jeudi soir, sur le plateau de France 2, l’ancien Premier ministre a reconnu qu’il n’aurait pas, sauf "miracle républicain", les 500 signatures nécessaires pour une candidature à l’élection présidentielle. Il a affirmé qu’il lui manquait "environ une trentaine" de parrainages d’élus. Un ralliement ? Non, du moins pas pour l’instant : "Je jugerai cette campagne et je prendrai mon parti à partir de cette exigence de rassemblement des Français." Découvrez ici les réponses de son équipe de campagne aux questions de lecteurs d’Evous.fr.
Nicolas Miguet (Rassemblement des contribuables). L’éternel candidat du "moins d’impôts" croyait avoir encore une chance d’être sur la ligne de départ en 2012. "La qualification se jouera au parrainage près", a-t-il lancé vendredi devant le Conseil constitutionnel. En vain.
François Amanrich (Mouvement des clérocrates français). Il pensait être la surprise de dernière minute. Raté ! Celui qui défend le système clérocratique, soit un tirage au sort des élus, avait pourtant affirmé jeudi dernier au Figaro avoir uniquement besoin de 11 promesses de parrainages supplémentaires afin de se présenter à l’élection présidentielle. François Amanrich avait déjà tenté d’être candidat en 2002 et 2007. Il y a 5 ans, il avait recueilli 240 signatures d’élus.
Le candidat d’extrême droite Carl Lang, le candidat de la diversité Patrick Lozès, le candidat de l’innocence Renaud Camus, le président de l’Union populaire républicaine François Asselineau, le candidat de la biodiversité (déguisé en abeille) Dédé l’Abeillaud, Cindy Lee la strip-teaseuse du Parti du plaisir, Gérard Gautier et Stéphane Guyot les candidats du vote blanc, Maxime Verner le candidat des jeunes, Patrick de Villenoisy de l’Alliance royale ou encore le représentant du Parti contre le cancer Victor Izrael ont eux aussi échoué dans leur quête des 500 signatures.

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